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PARIS : Confiance des ménages – Un léger rebond en ju…

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PARIS : Confiance des ménages – Un léger rebond en juin assombri par les craintes sur l’emploi

L’indicateur de confiance des ménages de l’Insee remonte à 84 en juin, mais cette fragile embellie reste menacée par la peur d’une hausse du chômage.

Après quatre mois consécutifs de baisse, la confiance des ménages français envoie un signal de timide reprise. Selon les données publiées par l’Insee, l’indicateur synthétique a progressé de deux points en juin 2026 pour s’établir à 84, contre 82 en mai. Une légère embellie qui, selon une analyse du cabinet Asterès, ne suffit pas à inverser une tendance de fond pessimiste. L’indicateur demeure en effet nettement inférieur à sa moyenne de longue période, fixée à 100, témoignant d’un climat économique général perçu comme dégradé par les Français.

Des signaux positifs pour la consommation

Plusieurs composantes de l’indicateur montrent des améliorations notables qui pourraient potentiellement soutenir la consommation, laquelle avait marqué le pas en avril avec un recul de 0,5 % sur un mois. Les perspectives des ménages concernant leur niveau de vie futur connaissent ainsi un net regain, le solde d’opinion correspondant gagnant cinq points en juin.

Cette perception plus positive est directement corrélée à un apaisement des craintes inflationnistes. La part des ménages anticipant une accélération des prix au cours des douze prochains mois est en forte baisse : le solde sur les perspectives d’inflation perd 15 points, après un recul de 11 points en mai. Selon l’analyse d’Asterès, cet indicateur se rapproche ainsi de son niveau de février, avant l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La décision de la Banque Centrale Européenne (BCE) de relever ses taux directeurs en juin a sans doute contribué à ancrer ces anticipations. Par ailleurs, la propension à épargner diminue légèrement, le solde d’opinion sur la capacité d’épargne actuelle reculant à 16, contre 18 en mai.

Une croissance morose et l’ombre du chômage

Ce frémissement reste cependant à confirmer et coexiste avec des inquiétudes majeures, notamment sur le front de l’emploi. Le solde d’opinion relatif à l’évolution attendue du chômage poursuit sa tendance haussière entamée en début d’année. Il atteint 60 en juin, soit une hausse de cinq points par rapport à mai (55), et se maintient bien au-dessus de sa moyenne de longue période. Cette anxiété croissante face au marché du travail constitue un frein majeur à une reprise franche de la confiance.

Ces craintes s’inscrivent dans un contexte de croissance économique morose. Les prévisions de la Banque de France ont été récemment revues à la baisse. L’institution ne table plus que sur une croissance du PIB de +0,5 % en 2026, soit une révision à la baisse de 0,4 point par rapport à ses estimations de mars. La consommation des ménages, moteur traditionnel de l’économie française, ne progresserait que de 0,2 % en 2026, après +0,5 % en 2025. Le cabinet Asterès, s’appuyant sur ces données, souligne qu’un véritable redressement n’est pas anticipé avant 2027, confirmant que le rebond de confiance de juin est encore trop fragile pour être considéré comme une véritable inversion de tendance.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).