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PARIS : Collection Nahmad – Le XIXe siècle italien

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PARIS : Collection Nahmad – Le XIXe siècle italien

L’exposition « La Collection Nahmad. De Monet à Picasso », se tiendra du 28 mars au 29 juin 2025 au musée des impressionnismes Giverny.

Cette exposition exceptionnelle offre un accès inédit aux trésors de la collection Nahmad, l’une des plus prestigieuses collections privées au monde. Rassemblés avec passion par David et Ezra Nahmad, ces chefs-d’œuvre rarement exposés dialoguent dans un parcours inédit, des précurseurs Delacroix et Corot aux maîtres de l’impressionnisme Monet, Renoir, Pissarro, Sisley et Degas, jusqu’aux figures majeures du XXe siècle, Modigliani, Matisse et Picasso.

L’exposition révèle également des facettes plus surprenantes de la collection, du symbolisme onirique de Moreau et Redon à l’élégance italienne de Boldini et Fattori. À travers cette sélection rare, elle célèbre le regard unique d’un grand collectionneur et l’héritage d’artistes qui ont marqué l’histoire de l’art.

Le XIXe siècle italien

En découvrant la collection Nahmad, peu d’amateurs auraient deviné une présence aussi importante d’œuvres d’artistes italiens du XIXe siècle. La sélection proposée à Giverny permet d’avoir un petit aperçu de la créativité de la Péninsule autour des Macchiaioli (les « tachistes ») dans les années 1870, jusqu’au début du XXe siècle avec Giovanni Boldini, star de son vivant et peintre révéré de l’Europe mondaine. Dans les années 1860, à Florence, un groupe d’artistes adopte le surnom « Macchialioli » comme un emblème – le terme péjoratif devenant symbole de fierté et d’identité, comme le revendiqueront les impressionnistes dix ans plus tard. Leurs touches sont apparentes, conçues comme des taches de couleurs. Ils s’intéressent aux sujets de la vie paysanne, aux scènes de genre, mais aussi aux paysages de Toscane.

Leur traitement de la lumière est particulier, lui donnant un éclat spécifique. Surtout, ils sont tous de fervents combattants pour l’unité italienne, inscrits dans le mouvement du Risorgimento qui voit l’a©rmation d’une identité nationale. Giovanni Fattori est l’un des plus importants représentants du groupe. À la fin des années 1850, il expérimente ses premières œuvres de macchia, en peignant des soldats français mobilisés le long de l’Arno.

Les trois peintures de l’artiste présentées à Giverny sont représentatives de ses recherches formelles, et de sa touche vibrante qui fait merveille pour rendre les éclats de lumière sur le sol ou le ciel. Les liens des artistes italiens avec la France sont nombreux, et bien d’entre eux sont venus rencontrer des peintres français à Paris, devenant leurs amis. C’est le cas de Federico Zandomeneghi, très proche d’Edgar Degas. Son goût le porte vers des sujets féminins, des figures vues dans leur intimité, plongées dans un monde intérieur inaccessible. À cet égard, La Corbeille de géraniums est caractéristique de ses recherches artistiques. La sélection d’œuvres présente aussi un tableau de Giovanni Boldini, immense portraitiste de la fin du XIXe siècle, qui témoigne de son style vibrant et de sa touche virtuose. Ami de Degas, il se détache des Macchiaioli pour présenter un style plus libre, dissolvant le sujet dans des touches diluées. Son extraordinaire Portrait de Signora Diaz Albertini témoigne admirablement de son style tardif

SOURCE : Exposition « La Collection Nahmad. De Monet à Picasso » – Musée des impressionnismes Giverny.