PARIS : Collection Nahmad – La peinture « La corbeill…
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PARIS : Collection Nahmad – La peinture « La corbeille de géraniums »
L’exposition « La Collection Nahmad. De Monet à Picasso », se tiendra du 28 mars au 29 juin 2025 au musée des impressionnismes Giverny.
Cette exposition exceptionnelle offre un accès inédit aux trésors de la collection Nahmad, l’une des plus prestigieuses collections privées au monde. Rassemblés avec passion par David et Ezra Nahmad, ces chefs-d’œuvre rarement exposés dialoguent dans un parcours inédit, des précurseurs Delacroix et Corot aux maîtres de l’impressionnisme Monet, Renoir, Pissarro, Sisley et Degas, jusqu’aux figures majeures du XXe siècle, Modigliani, Matisse et Picasso.
L’exposition révèle également des facettes plus surprenantes de la collection, du symbolisme onirique de Moreau et Redon à l’élégance italienne de Boldini et Fattori. À travers cette sélection rare, elle célèbre le regard unique d’un grand collectionneur et l’héritage d’artistes qui ont marqué l’histoire de l’art.
Les œuvres emblématiques décryptées

En 1862, Federico Zandomeneghi quitte sa ville natale de Venise pour s’installer à Florence. Il s’y lie d’amitié avec le groupe des Macchiaioli, et adopte leur approche picturale basée sur des « taches » de couleurs et sur un intérêt marqué pour la représentation de la lumière. En 1874, le peintre arrive à Paris, où il devient un membre actif du groupe impressionniste avec qui il exposera à partir de 1879. Il est particulièrement proche d’Edgar Degas, de Camille Pissarro et de Pierre-Auguste Renoir. Ses œuvres, parmi lesquelles cette Corbeille de géraniums, sont au croisement de ces influences multiples. L’artiste partage ainsi avec Degas un attrait pour la représentation de figures féminines plongées dans leur univers ; avec Pissarro l’intérêt pour le plein air et le travail par petites touches hachurées ; avec Renoir enfin, le goût pour les harmonies chromatiques lumineuses et chatoyantes. Zandomeneghi donne à cette œuvre la fraîcheur d’un pastel, technique qu’il maîtrise particulièrement, au même titre que son ami Degas. Les petites touches de couleurs vives ne sont également pas sans rappeler les liens de l’artiste avec les recherches des Macchiaioli. Il représente ici une femme à l’ombrelle, thème récurrent dans la peinture impressionniste et néo-impressionniste – que l’on pense à celle de Claude Monet (1886, Paris, musée d’Orsay) ou à celle de Paul Signac (1893, Paris, musée d’Orsay). Comme chez Signac, l’ombrelle rouge est ici le point central de la composition. Zandomeneghi s’intéresse à l’accord entre la figure et son environnement, à travers des harmonies qui font dialoguer le massif de fleurs rouges et l’ombrelle ; des éléments végétaux qui encadrent la composition de part et d’autre ; et des jeux d’ombre et de lumière qui font contraster de petites touches de violet et de jaune.
SOURCE : Exposition « La Collection Nahmad. De Monet à Picasso » – Musée des impressionnismes Giverny.