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PARIS : Climat, les Français attendent une plus grande im…

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Floriane Dumont
24 Fév 2024

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PARIS : Climat, les Français attendent une plus grande implication de l’État

Les résultats de nos différents baromètres pointent l’importance majeure d’un investissement institutionnel plus fort dans une planification écologique claire, crédible et juste, et l’enjeu de transformer ces orientations en actions, pour faciliter l’adoption de modes de vie et de modes de production plus sobres.

Conscients de l’urgence climatique, les Français considèrent agir à leur niveau et attendent des changements plus structurants.

Une préoccupation avérée, qui se traduit par un fort pessimisme

L’environnement toujours dans le top 3 des préoccupations des Français, malgré le contexte économique et politique
On avait observé une forte montée de cette préoccupation en 2019. Depuis, le sujet se maintient dans le top 3 des enjeux pour la France même s’il passe après les événements conjoncturels, comme le contexte de la crise sanitaire en 2020 et 2021, qui plaçait la santé publique en tête, ou comme aujourd’hui la forte inflation qui propulse la question de la hausse des prix très largement en haut du classement depuis 2022[1].

Parmi les enjeux environnementaux, c’est le changement climatique qui inquiète le plus, loin devant la pollution de l’air, de l’eau ou la dégradation de la faune et de la flore. Les aspects les plus inquiétants du changement climatique sont l’augmentation des catastrophes naturelles (forte inquiétude pour 69 % des Français), mais aussi, ces dernières années, le réchauffement des températures (42 %, soit + 5 pts par rapport à 2022)[1]. Les canicules et les sécheresses sont des risques particulièrement redoutés par les Français[2].
L’appréhension quant aux conséquences possibles du changement climatique se situe généralement au-dessus de deux tiers des répondants depuis 2017. Ainsi, 68 % pensent que les conditions de vie deviendront extrêmement pénibles à cause du dérèglement climatique, quand seulement 28 % pensent qu’on s’y adaptera sans trop de mal[1]. De même, 72 % se disent inquiets des conséquences potentielles du changement climatique sur la qualité de vie au sein de la région qu’ils habitent[2]. Ce sont notamment les habitants d’Île-de-France, de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), d’Occitanie et d’Auvergne-Rhône-Alpes (AURA). Cette préoccupation est également plus marquée chez les jeunes (plus d’un quart se dit très inquiet) et les urbains[2]. Globalement, les plus jeunes sont les plus nombreux à redouter les conséquences du changement climatique : 83 % parmi les 15-17 ans contre 52 % au-delà de 69 ans. Seulement 15 % des 15-17 ans pensent qu’on s’y adaptera sans trop de mal contre 40 % des 65 ans et plus[1].

Des Français pessimistes

Ils se montrent pessimistes quant à la possibilité de limiter le changement climatique à « des niveaux raisonnables d’ici la fin du siècle ». Près des deux tiers n’y croient pas (64 %, soit – 3 pts)[1].
Ils se montrent également pessimistes quant aux capacités d’adaptation de leur territoire. Alors que plus de huit Français sur dix (83 %) considèrent que leur territoire sera obligé de prendre des mesures importantes dans les décennies à venir pour s’adapter aux conséquences du changement climatique[1], seulement 37 % ont confiance dans leur capacité à se transformer pour réduire leur vulnérabilité[2]. 38 % des personnes ayant connaissance de mesures prises par leur territoire pour s’adapter aux conséquences du changement climatique les jugent insuffisantes[1].
Seuls 13 % des Français estiment que, « compte tenu des actions mises en place par les gouvernements et les citoyens », les enjeux environnementaux auxquels nous faisons face actuellement seront résolus d’ici les 50 prochaines années (dont 2 % seulement semblent en être réellement convaincus)[3].
Face à l’ampleur des changements attendus, le dérèglement climatique est déjà aujourd’hui perçu comme une contrainte plus qu’une opportunité pour 58 % des Français (+ 9 pts cette année, plus haut niveau jamais atteint)[1].

Des français conscients de la nécessité de faire évoluer nos modes de vie, mais…

Quand 11 % se montrent résignés, pensant qu’il est déjà trop tard, 60 % des Français, inquiets pour l’avenir de la planète, considèrent qu’il est urgent d’agir. 16 % de nos compatriotes se montrent confiants, jugeant qu’on a le temps d’agir. 7 % sont indifférents, pensant qu’on s’inquiète pour rien[4].

Les Français ont le sentiment d’agir à leur échelle

Une augmentation significative des pratiques déclarées pour limiter les émissions s’observe ces dernières années. 66 % des personnes interrogées déclarent avoir changé certaines de leurs pratiques au quotidien pour réduire l’impact de leur consommation. Et 13 % disent faire tout leur possible pour réduire l’impact de leur consommation et sensibiliser les autres[4]. On relève notamment une hausse marquée des personnes qui déclarent moins consommer (56 %, soit + 19 pts depuis 2017), limiter leur consommation de viande (52 %, soit + 16 pts depuis 2014), ne plus prendre l’avion (56 %, soit + 20 pts par rapport à 2018), ou encore baisser la température de leur logement (70 %, soit + 9 pts depuis 2018)[1].
Si 60 % déclarent qu’ils pourraient faire plus, 84 % des Français considèrent faire des efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre[1]. Et 82 % jugent leur mode de vie actuel d’ores et déjà sobre[3].

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SOURCE : ADEME INFOS