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PARIS : Christophe GIRARDIER (Glimpact) : « On ne régulera…

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PARIS : Christophe GIRARDIER (Glimpact) : « On ne régulera pas la fast fashion avec des critères locaux »

À la veille de la commission mixte paritaire, Glimpact alerte sur le choix de la méthode Ecobalyse pour la loi fast fashion, prônant le cadre européen PEF.

Alors que la commission mixte paritaire (CMP) doit se réunir ce mercredi 17 juin pour finaliser la proposition de loi contre la fast fashion, la société Glimpact, spécialisée dans la mesure de l’impact environnemental, monte au créneau. Tout en soutenant sans réserve l’ambition du texte, son cofondateur Christophe Girardier alerte sur un vice méthodologique qui pourrait, selon lui, rendre la loi inapplicable et juridiquement fragile.

Un risque juridique et opérationnel majeur

Le point de friction principal réside dans le choix de la méthode de calcul de l’impact environnemental des produits textiles. Le projet de loi s’appuie actuellement sur Ecobalyse, un référentiel franco-français que Glimpact juge incompatible avec le cadre méthodologique européen PEF (Product Environmental Footprint), adopté dans le cadre du règlement sur l’écoconception des produits durables (ESPR).

Selon l’entreprise, faire reposer les modulations des contributions financières et les pénalités sur Ecobalyse créerait un « immense risque juridique et opérationnel ». Cette approche pourrait paradoxalement pénaliser des entreprises déjà engagées dans une démarche d’écoconception conforme aux standards européens, tout en manquant sa cible principale : les géants de la mode ultra-éphémère. La Commission européenne aurait d’ailleurs déjà exprimé à deux reprises ses réserves sur ce fondement méthodologique, demandant à la France que ce dispositif ne soit pas rendu obligatoire en l’état.

La solution européenne : la méthode PEF

Pour Glimpact, la solution existe et a déjà été validée au niveau communautaire. Il s’agit du référentiel « PEFCR Apparel & Footwear », validé en mai 2025 par la Commission européenne. Cette méthode permet une évaluation scientifique et harmonisée des vêtements et chaussures sur l’ensemble de leur cycle de vie.

Elle se distingue par son approche multicritère, qui prend en compte seize catégories d’impact environnemental bien au-delà des seules émissions de carbone : climat, consommation d’eau, écotoxicité, usage des sols, biodiversité ou encore impacts liés à la fin de vie des produits. Ce « langage commun fondé sur la science », harmonisé à l’échelle du marché unique, est présenté comme le seul outil capable de distinguer objectivement les modèles durables des pratiques de la fast fashion.

Un appel à la cohérence européenne

Glimpact appelle ainsi la France à jouer un rôle moteur en Europe, non pas en imposant un système national isolé, mais en accélérant l’adoption d’un référentiel commun. Sans une méthode partagée, prévient l’entreprise, chaque État membre risque de développer ses propres critères, générant une confusion pour les consommateurs et des contestations juridiques sans fin entre les acteurs économiques.

« La CMP doit corriger le texte au risque de le priver de base légale : le choix d’Ecobalyse comme base méthodologique pour les modulations des contributions financières et pénalités applicables au titre du principe de responsabilité élargie du producteur. On ne régulera pas la fast fashion avec des critères locaux de nature politique mais par une définition et une méthode scientifique claire d’évaluation objective des pratiques de la fast fashion. Cette méthode existe et la France ne peut plus continuer à l’ignorer. La lutte contre la fast fashion sera européenne, ou elle restera un affichage politique sans effet réel sur les pratiques du secteur », déclare Christophe Girardier, cofondateur et président de Glimpact.

À propos de Glimpact

Glimpact est une jeune entreprise française, également implantée en Belgique, qui a développé la première plateforme digitale permettant l’évaluation de l’impact environnemental global des produits et des organisations selon la nouvelle doctrine scientifique de l’Union européenne.

Elle a pour mission de rendre accessible la méthode PEF, mise au point par la communauté scientifique européenne et adoptée par l’UE en 2018, afin d’aider les entreprises à mesurer leur empreinte environnementale et à identifier des leviers d’action pour la réduire.

Glimpact collabore déjà avec des acteurs majeurs de l’industrie et de la distribution tels que les groupes Lacoste, Decathlon, Mars, Carrefour, Adeo, Pimkie, Celio ou encore Aigle.

Le site de l’entreprise est accessible à l’adresse suivante : https://www.glimpact.com

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).