PARIS : Christophe DANDOIS : « Les cartes Pokémon sont des…
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PARIS : Christophe DANDOIS : « Les cartes Pokémon sont des actifs financiers à protéger »
De la cour de récréation aux portefeuilles d’investissement, les cartes Pokémon sont devenues des actifs financiers désormais taxés et assurés.
Longtemps cantonnées aux cours de récréation, les cartes à collectionner Pokémon ont opéré une mutation spectaculaire. Porté par des enchères en ligne atteignant des sommets et l’intérêt de nouveaux investisseurs, ce qui n’était qu’un simple loisir est devenu un véritable marché financier où certaines pièces s’échangent pour des milliers, voire des millions d’euros. Ce changement de statut radical entraîne des conséquences inattendues en matière de fiscalité, de sécurité et d’assurance, confirmant que la frontière entre le jeu et l’investissement est de plus en plus poreuse.
Une fiscalité désormais encadrée
La reconnaissance de la valeur financière de ces cartes par les autorités est désormais officielle. En France, l’administration fiscale a mis en place un cadre spécifique pour leur revente. Toute cession d’un montant supérieur à 5 000 € est soumise à une taxation de 36,2 % sur la plus-value réalisée. Ce taux se décompose en 19 % au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Cette mesure aligne de fait ces objets de collection sur le régime des biens meubles.
Il existe toutefois une nuance importante. Dans le cas où une carte est reconnue comme un objet de collection pour sa rareté ou son intérêt historique avéré, elle peut bénéficier d’un régime fiscal plus avantageux. La taxation prend alors la forme d’une taxe forfaitaire de 6,5 % appliquée directement sur le prix de cession, une alternative souvent plus intéressante pour les vendeurs de pièces d’exception.
De nouveaux objets de convoitise pour les cambrioleurs
Cette montée en valeur n’a pas échappé aux personnes mal intentionnées. Faciles à transporter et à revendre sur des marchés parallèles, les collections de cartes Pokémon sont devenues des cibles de choix. Une étude récente sur les cambriolages en France, menée par la néo-assurance Leocare en collaboration avec Discurv, met en lumière ce phénomène inquiétant. Selon ses conclusions, les cartes Pokémon et les jeux vidéo font désormais partie du butin dans près d’un cambriolage sur cinq. Ce chiffre témoigne d’une adaptation rapide des cambrioleurs à l’évolution de la valeur des biens présents dans les foyers français.
L’assurance, une protection indispensable
Face à ces nouveaux risques, la question de la protection de ces actifs devient primordiale. De nombreux collectionneurs, souvent passionnés de longue date, n’ont pas conscience de la valeur marchande de leur collection et ne disposent pas d’une couverture d’assurance adaptée. « La frontière entre passion et investissement s’estompe. Nous voyons apparaître de nouveaux profils d’assurés qui détiennent des biens très spécifiques, parfois très valorisés, mais qui ne sont pas toujours correctement protégés. C’est la raison pour laquelle nous avons inclus la protection de ce type de bien dans notre assurance habitation », commente Christophe Dandois, CEO de Leocare. L’enjeu est de faire évoluer les contrats d’assurance traditionnels pour qu’ils prennent en compte ces nouvelles catégories de biens de valeur.
Leocare, une néo-assurance adaptée aux nouveaux usages
Fondée en 2017 par Christophe Dandois et Noureddine Bekrar, deux spécialistes de la transformation numérique, Leocare (https://leocare.eu/) se positionne comme la première néo-assurance multiservices (habitation, auto, moto) entièrement pilotable depuis une application mobile. L’entreprise part du constat que les produits d’assurance classiques ne sont plus en phase avec les modes de vie actuels. Elle propose ainsi des garanties et des services conçus pour s’adapter en temps réel aux besoins des assurés, en intégrant notamment la protection de ces nouveaux types d’actifs financiers que sont devenues les cartes de collection.