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PARIS : Carburant – La barre des 2€ le litre pousse l…

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PARIS : Carburant – La barre des 2€ le litre pousse les Français à marcher davantage

Une étude WeWard révèle que la hausse du carburant incite 57 % des Français à délaisser leur voiture pour les trajets courts du quotidien.

La flambée des prix à la pompe, qui voient le litre de carburant dépasser durablement le seuil des deux euros, modifie en profondeur les habitudes de déplacement des Français. Selon une enquête menée en mars 2026 par l’application mobile WeWard auprès de 10 000 de ses utilisateurs, plus d’un Français sur deux (57 %) déclare désormais marcher davantage pour maîtriser son budget. Une tendance de fond qui transforme la marche en un véritable outil de gestion économique pour les ménages.

Un seuil psychologique et financier

L’étude met en lumière un point de bascule clair : le passage du prix du litre au-dessus de la barre symbolique des deux euros. Pour une écrasante majorité des sondés (83 %), la voiture devient un luxe lorsque ce seuil est atteint. Dans le détail, la moitié d’entre eux (50 %) fixe ce point de rupture psychologique à 1,90 €, tandis qu’un tiers (33 %) le situe précisément à 2 €. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques et les fluctuations du marché de l’énergie, ce niveau de prix, désormais courant dans de nombreuses stations-service, agit comme un puissant déclencheur comportemental. Il contraint de nombreux automobilistes à reconsidérer l’usage systématique de leur véhicule, particulièrement pour les petits parcours.

Les trajets du quotidien, premiers concernés

Les déplacements les plus affectés par ce changement sont logiquement les trajets courts du quotidien, souvent inférieurs à deux kilomètres. Ces parcours, fréquemment réalisés en voiture par habitude plus que par réelle nécessité, sont les premiers à être substitués par la marche. L’enquête détaille la nature de ces trajets délaissés au profit de la marche à pied :

– Les courses de proximité arrivent en tête, citées par 50,4 % des répondants.

– Les loisirs du week-end suivent, avec 28,1 %.

– Les trajets domicile-travail, pour ceux qui le peuvent, représentent 15,8 % des reports.

– Enfin, les déplacements pour accompagner les enfants à l’école ou à leurs activités ferment la marche avec 5,8 %.

Ce report modal vers la marche s’opère sans bouleverser en profondeur l’organisation quotidienne, tout en générant des économies substantielles.

La santé, une motivation de fond accélérée par la crise

Si la contrainte budgétaire est le catalyseur de ce changement, elle n’est pas la seule motivation. L’étude révèle en effet que pour 72,6 % des personnes interrogées, la santé demeure la raison première de marcher davantage. La hausse des prix du carburant agit donc moins comme un facteur unique que comme un puissant accélérateur d’une tendance déjà existante, où le bien-être et l’activité physique sont des préoccupations majeures. La crise énergétique vient ainsi renforcer et légitimer un comportement jugé bénéfique pour la santé, en y ajoutant un argument économique imparable. La marche n’est plus seulement une activité de loisir, elle devient une double réponse aux enjeux de pouvoir d’achat et de santé publique.

L’enquête a été réalisée par WeWard, une application mobile française qui récompense la marche quotidienne, sur un panel de 10 000 utilisateurs en France en mars 2026.