PARIS : Bioéconomie et santé des sols, l’apport de la reche…
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PARIS : Bioéconomie et santé des sols, l’apport de la recherche
La bioéconomie, pilier de la transition écologique, repose sur un socle essentiel : la santé des sols.
Face à la croissance des besoins en biomasse, leur préservation est cruciale pour garantir la souveraineté alimentaire, atteindre les objectifs climatiques et protéger la biodiversité. À travers ses recherches, l’ADEME soutient le développement de filières biomasses durables, qui doivent s’inscrire dans une transition agroécologique où la santé des sols est une composante clé de la bioéconomie.
La méthanisation, les couverts végétaux et les digestats
La montée en puissance de la méthanisation agricole pose des enjeux majeurs pour la qualité des sols, la gestion de l’azote, le stockage de carbone et la durabilité des systèmes agricoles. La méthanisation produit, en plus du biogaz, un résidu appelé digestat, utilisé comme fertilisant organique. Sa composition varie fortement selon les intrants et les procédés, ce qui rend indispensable une meilleure connaissance de ses effets sur les sols et l’environnement. En parallèle, des CIVE, à vocation énergétique, se développent pour produire de la biomasse destinée à la méthanisation ; évaluer les effets sur les sols de l’introduction de ces cultures constitue également un enjeu important. Quatre projets lauréats de l’APR GRAINE 2019, Ferti‑Dig, Metha‑BioSol, BioCIGES et Métha3G, répondent à ce besoin et apportent des éléments complémentaires pour mieux encadrer et optimiser cette filière.
Ferti‑Dig montre que les digestats sont très hétérogènes et propose une typologie robuste fondée sur plus de 600 échantillons. Les résultats mettent en évidence des différences marquées de valeur fertilisante, de potentiel amendant et de risques (volatilisation, contaminants), confirmant la nécessité de raisonner leur usage par type de digestat et par contexte pédoclimatique.
Metha‑BioSol analyse l’impact des digestats sur la biologie des sols. Les digestats à C/N élevé, soit une quantité d’azote faible « majorité ruminant », soutiennent mieux la fertilité biologique tandis que ceux présentant un C/N faible peuvent, après plusieurs années d’apports, produire un effet similaire à une fertilisation minérale (voir figures ci-dessous). La présence de cultures intermédiaires dans les rotations améliore globalement l’état biologique des sols.
SOURCE : ADEME RECHERCHE.


