PARIS : Biodiversité marine – Observer les cétacés à…
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PARIS : Biodiversité marine – Observer les cétacés à 100 mètres, le rappel du gouvernement pour l’été
À l’occasion des départs en vacances, le ministère de la Transition écologique rappelle la règle interdisant d’approcher les mammifères marins à moins de 100 mètres.
Alors que la période estivale bat son plein, synonyme d’une fréquentation accrue du littoral français, le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature lance un appel à la responsabilité. L’augmentation des activités de loisirs en mer multiplie les opportunités de rencontres avec la faune marine, mais représente aussi une menace pour des espèces particulièrement sensibles comme les dauphins, baleines et cachalots.
Une règle stricte : 100 mètres de distance minimale
Pour concilier observation et préservation, la réglementation est formelle : il est interdit d’approcher un mammifère marin à moins de 100 mètres. Cette règle, inscrite dans l’arrêté du 1er juillet 2011, s’applique à tous les usagers de la mer, sans exception. Que ce soit à bord d’un bateau de plaisance, d’un kayak, d’un paddle, d’un jet-ski ou même via un drone, cette distance de sécurité doit impérativement être respectée.
Au-delà de cette interdiction, les autorités recommandent de ralentir sa vitesse en présence d’animaux, de ne jamais les poursuivre, de ne pas modifier brusquement sa trajectoire pour s’en approcher et de ne surtout pas les encercler. L’objectif est de permettre aux cétacés de conserver la maîtrise de leurs déplacements et de poursuivre leurs activités naturelles sans être perturbés.
Un enjeu de survie pour des espèces protégées
Le respect de cette distance n’est pas anodin. Les cétacés, présents sur toutes les façades maritimes françaises de la Manche à la Méditerranée et en Outre-mer, sont particulièrement vulnérables durant les phases clés de leur cycle de vie : reproduction, mise bas, allaitement des jeunes, alimentation ou encore repos.
Une présence humaine trop proche peut engendrer un stress important, une dépense d’énergie superflue, voire des modifications de comportement. Dans les cas les plus graves, ce dérangement peut contraindre les animaux à abandonner des zones essentielles à leur survie ou entraîner une séparation entre une mère et son jeune, compromettant ses chances de survie.
La responsabilité des professionnels de l’image
Le ministère souligne également le rôle crucial des médias, photographes, vidéastes et créateurs de contenu. Les images diffusées au grand public façonnent les comportements et une vidéo montrant une approche trop rapprochée, même réalisée avec de bonnes intentions, peut banaliser des pratiques illégales et dangereuses.
Il est donc demandé aux professionnels de l’image de respecter scrupuleusement la distance réglementaire, de privilégier l’usage de zooms optiques et d’accompagner leurs clichés d’un message pédagogique rappelant les bonnes pratiques lorsque la distance réelle n’est pas clairement perceptible à l’écran. L’Office français de la biodiversité (OFB) se tient à leur disposition pour les accompagner dans leurs projets de tournage.
Une question de sécurité pour tous les usagers
Enfin, le respect de cette distance de 100 mètres est aussi une mesure de sécurité pour les pratiquants d’activités nautiques. Les mammifères marins restent des animaux sauvages dont les réactions peuvent être imprévisibles lorsqu’ils se sentent menacés ou dérangés. Maintenir une distance de sécurité permet de prévenir les accidents et de garantir une cohabitation sereine et sécurisée entre les humains et la faune marine.
Le ministère et l’OFB rappellent qu’un kit de communication ainsi que des fiches pratiques sont disponibles en ligne pour tous les usagers souhaitant s’informer sur les gestes à adopter.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


