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PARIS : Bientôt une exposition XXL sur le surréalisme au …

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PARIS : Bientôt une exposition XXL sur le surréalisme au Centre Pompidou

Ceci n’est pas une exposition.

Cent ans après la parution du Manifeste d’André Breton, le Centre Pompidou cède à une fièvre surréaliste en nous faisant entrer dans l’antre des rêves et des cauchemars des plus grands artistes du XXe siècle. Un songe à la fois terrible et merveilleux hanté par les élucubrations de Magritte, les mondes métaphysiques Giorgio de Chirico et les constellations ardentes de Joan Miró. Devons-nous nous attendre aux traditionnelles œuvres inconscientes et aux images de montres dégoulinantes de Salvador Dalí ? Rien n’est moins sûr.

Découpée en quatorze chapitres évoquant autant la figure de Lewis Carroll que celle du marquis de Sade, cette exposition fantasque et provocante ose faire un pas de côté en conjuguant le surréalisme au féminin. C’est avec un plaisir non dissimulé que nous nous lançons ainsi à la poursuite de ses chimères avec d’un côté le réalisme magique de l’envoûtante Leonora Carrington, les créatures mythologiques de l’ensorcelante Leonor Fini, de l’autre les clichés hypnotiques d’une Dora Maar au summum de son art. Inutile de résister, vous connaissez la règle : le seul moyen de se délivrer d’une tentation est d’y céder.

Le saviez-vous ?
André Breton ne s’est pas fait que des amis dans le mouvement surréaliste. Le poète surnommait Salvador Dalí « Avida Dollars », anagramme du nom de l’artiste et critique à peine voilée contre l’avidité et l’amour décomplexé du peintre espagnol pour l’argent. René Magritte, quant à lui, accentuait volontairement son accent belge en roulant les « r » plus que de raison. Le but ? Agacer le père du surréalisme qui n’aimait pas son accent wallon.

CENTRE POMPIDOU

SOURCE : Arts in the City.