PARIS : Benoît GALY : « Les Marseillais ne quittent pas le…
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PARIS : Benoît GALY : « Les Marseillais ne quittent pas le Sud, ils l’élargissent »
Selon le nouvel observatoire de Green-Acres, les Marseillais, face aux prix du Var, reportent leur quête d’espace vers le Gard et l’Occitanie.
Le rêve d’une grande résidence secondaire en Provence-Alpes-Côte d’Azur se heurte à une réalité économique implacable pour les acheteurs marseillais. Selon le troisième acte de l’Observatoire « L’immobilier plaisir » publié ce mardi par la plateforme Green-Acres, un profond décalage existe entre leurs aspirations et leur pouvoir d’achat. En moyenne, un Marseillais recherche une maison de 132 m² sur un terrain de 1 870 m², mais dispose d’un budget médian de 361 700 €, soit 27 % de moins que le prix moyen d’une résidence secondaire dans sa propre région.
« Marseille incarne parfaitement le décalage entre aspirations immobilières et réalité du marché : les acquéreurs cherchent de l’espace, mais doivent composer avec des budgets contraints », analyse Benoît Galy, CEO de Green-Acres. L’équation, presque impossible à résoudre en PACA, pousse les acheteurs à repenser leur géographie du désir.
L’Occitanie, nouvel eldorado des acheteurs marseillais
Face à des prix prohibitifs, notamment dans le Var, les Marseillais redessinent leur carte et se tournent massivement vers les départements voisins d’Occitanie et, dans une moindre mesure, de Nouvelle-Aquitaine. Le Gard s’impose comme une destination de repli privilégiée. Le budget médian pour une acquisition y est quasiment divisé par deux, passant de 561 000 € dans le Var à 289 000 € dans le Gard.
Ce gain de pouvoir d’achat se traduit directement en surface habitable. Pour un budget équivalent, un acquéreur peut espérer obtenir 133 m² dans le Gard, 144 m² dans l’Aude ou même 162 m² en Dordogne. Ces territoires permettent ainsi de concrétiser un projet de grande maison familiale avec jardin, là où le littoral varois impose des sacrifices drastiques. « Les Marseillais ne quittent pas le Sud, ils l’élargissent. Leur recherche reste profondément ancrée dans un mode de vie méridional, mais avec une géographie plus ouverte pour retrouver du pouvoir d’achat », poursuit Benoît Galy.
Un grand écart entre le rêve et la réalité
L’analyse des villes les plus recherchées révèle une dualité saisissante. D’un côté, la persistance du rêve azuréen, avec des recherches ciblées sur des communes comme La Croix-Valmer, où le budget médian explose à 1,68 million d’euros. De l’autre, une approche bien plus pragmatique orientée vers des villes patrimoniales et abordables, à l’image de Nîmes, où le budget médian chute à 170 000 €.
Le rapport de prix est de un à dix entre ces deux extrêmes. L’étude souligne qu’il ne s’agit pas seulement de deux budgets, mais de deux projets de vie distincts. Le premier relève de l’exploration d’un idéal, souvent un appartement de luxe à Cannes ou Nice, tandis que le second correspond à un projet concret et réalisable : une maison de caractère à Uzès, Carcassonne ou Narbonne.
Une stratégie de recherche à deux vitesses
Cette dichotomie se retrouve dans le carnet d’adresses des agences immobilières contactées. Les acheteurs marseillais activent simultanément des réseaux radicalement différents. Ils sollicitent des spécialistes de l’immobilier de prestige, comme Home Hunts, pour des biens d’exception dans les Alpes-Maritimes avoisinant 1,6 million d’euros en moyenne. Parallèlement, ils contactent des experts de terroir pour des propriétés plus modestes dans le Gard, la Dordogne ou la Lozère, avec des budgets proches de 100 000 €. Le rapport de valeur entre les mandats peut ainsi atteindre un facteur de 1 à 15.
Loin d’être une fuite, cette quête dans les régions voisines est un arbitrage rationnel en faveur de l’espace et d’un art de vivre. Les acheteurs marseillais n’abandonnent pas leur région : ils exportent leur projet de vie là où il devient réalisable. En redessinant les corridors d’investissement entre PACA et l’Occitanie, ils confirment que lorsque les prix deviennent un obstacle, les projets immobiliers ne s’annulent pas ; ils se déplacent. « Marseille est aujourd’hui un point d’équilibre entre rêve et réalité. Les projets ne s’arrêtent pas, ils se réinventent… mais restent profondément ancrés dans une logique de vie au Sud », conclut Benoît Galy.
Fondée en 2004, la plateforme Green-Acres (www.green-acres.fr) est spécialisée dans l’annonce de résidences secondaires en France et à l’étranger. Elle s’adresse aux acheteurs en quête d’un « immobilier plaisir » et propose des fonctionnalités de recherche innovantes basées sur le cadre de vie ou les centres d’intérêt.
L’Observatoire Green-Acres « L’Immobilier Plaisir » est disponible en téléchargement sur le site de l’entreprise.
