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PARIS : « Avec les Pépites Vertes, j’ai pris confiance en…

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PARIS : « Avec les Pépites Vertes, j’ai pris confiance en moi et boosté mon réseau »

En 2022, Sarah Terrière a débuté comme alternante chez muto, une entreprise à mission qui réemploie les décors du secteur événementiel.

Aujourd’hui, elle est responsable du développement ! Jeune talent ultra dynamique, elle a récemment suivi le programme Les Pépites Vertes : nous l’avons interrogée pour en savoir plus.

Sarah, comment résumeriez-vous votre parcours ?

Sarah Terrière J’ai fait des études de droit avant de me réorienter en école hôtelière / restauration de luxe en 2018. J’ai tout de suite voulu faire de la RSE dans ce secteur. Je me suis donc tournée vers un Master Entreprenariat et Business à Excelia à La Rochelle, où les sujets RSE infusaient dans tous les enseignements. C’est ce qui m’a permis d’entrer chez muto en tant qu’alternante en septembre 2022. Rejoindre une entreprise qui avait pour ambition de transformer un secteur très émetteur de déchets correspondait à mes valeurs. Il faut savoir que 80 % des décors de ce secteur sont mis en benne pour être enfouis ou brûlés ! Aujourd’hui, je suis responsable du développement de muto.

Qu’est-ce qui vous a poussée à participer au programme Académie des Pépites Vertes ?

S.T. J’avais entendu parler des Pépites Vertes par l’ancienne responsable communication de la société muto. L’Académie est un programme pour les moins de 30 ans engagés dans la transition écologique dont l’ADEME est partenaire. C’était intéressant, motivant et ça a réduit mon éco anxiété. Chez muto, je travaille quotidiennement avec des organisateurs d’événements qui ne sont pas toujours sensibilisés à la lutte contre le réchauffement climatique. On encaisse parfois des refus, ce n’est pas toujours facile. Le programme des Pépites Vertes m’a reboostée en me faisant comprendre que la moindre petite action a un impact !

En quoi consistait ce programme ?

S.T. Nous avons eu une journée d’on boarding en présentiel à Paris. Les 50 jeunes de la promo étaient encadrés par l’équipe des Pépites Vertes. C’était un vrai moment de d’échanges entre jeunes engagés, nous avons mis en commun nos retours d’expériences, nos réussites, ce qui nous manque aujourd’hui pour faire changer les mentalités, que ce soit les arguments ciblés ou la confiance en soi… Une des cofondatrices de Change Now est venue discuter avec nous. Le soir, nous avons pu poursuivre nos échanges au cours d’un apéro. Puis le programme a démarré et pendant les trois mois qui ont suivi, nous avons eu tous les 15 jours des master class de 2h sur de nombreux sujets, allant des biais cognitifs avec un professeur en neurosciences à la communication sur LinkedIn. Chaque master class comprenait un volet théorique et des exercices pratiques en petits groupes. C’était très enrichissant ! Le dernier jour, nous avons eu un off boarding en présentiel à Paris, avec Johan Reboul, créateur de contenu engagé pour l’environnement qui était invité. Alors que le premier jour, seulement une dizaine de personnes avait pris la parole, là tout le monde s’est emparé du micro pour participer aux échanges !

Comment allez-vous exploiter les compétences acquises avec ce programme ?

S.T. J’ai déjà commencé à le faire. Grâce au réseau, j’ai réussi à nouer des relations entre muto et d’autres structures. J’ai par exemple décroché un rendez-vous avec le service événementiel des hôtels Pullman à Paris, car leur chargée de RSE était dans la promo. Chez muto, nous avons besoin de nouveaux espaces de stockage en vue des des événements sportifs sur lesquels nous allons travailler cet été. Certains membres de la promo des Pépites Vertes vont peut-être pouvoir nous aider. J’ai aussi l’intention de me repencher sur la question des biais cognitifs, car c’est un sujet pointu qui va me permettre d’aborder mes interlocuteurs de la façon la plus efficace qui soit. Enfin, les Pépites Vertes m’ont aidée à améliorer ma prise de parole en public. Je sais désormais comment « poser ma voix », faire un pitch… Ces acquis, je vais les tester « grandeur nature » lors d’un congrès des entreprises à mission ce mois-ci !

Si vous deviez en une phrase inciter d’autres jeunes à s’engager ?

S.T. C’est un programme qui permet de se sentir moins seul face aux enjeux de développement durable / écologiques en entreprise, de se remotiver, de booster son engagement et de faire du réseau. Alors lancez-vous !

Que fait la société muto pour laquelle vous travaillez ?

S.T. Nous sommes une entreprise à mission qui œuvre au réemploi des décors dans le secteur événementiel. Nous proposons une solution clé en mains aux organisateurs d’événements. Nos équipes récupèrent les matériaux des décors pour ensuite les donner à des associations ou entreprises de l’économie sociale et solidaire.

Quel est votre business model ?

S.T. Nous facturons notre prestation aux organisateurs d’événements qui mettent en place des décors sans solutions de réemploi. Nous les aidons à déterminer comment ils peuvent intégrer le réemploi à leurs événements, dans un monde où la mise en benne est la solution la moins chère. Il y a un vrai travail de sensibilisation à faire. Nous mettons à disposition sur leurs événements des camions, des équipes manutentionnaires pour le conditionnement… bref tous les moyens pour faciliter le réemploi des décors.

Qui sont vos clients ?

S.T. De nombreux clients s’intéressent au réemploi et font appel à nous. On sent qu’une dynamique est en train de naître. Par exemple, nous travaillons depuis deux ans avec Change Now et dans le cadre du Salon International de l’Agriculture. Nous comptons parmi nos clients des agences comme Hopscotch, Eko Events ou encore de gros organisateurs d’événements à l’image de Comexposium. Nous accompagnons un acteur majeur de l’énergie, GRDF, sur plusieurs événements par an. Le secteur très émetteur de la mode commence aussi sa transition et nous travaillons avec la marque de mode Issey Miyake et la Fashion Week. Même des musées, comme la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, font appel à nous pour la réutilisation de leurs scénographies !

SOURCE : ADEME INFOS.