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PARIS : Avec la douceur hivernale, y aura-t-il encore des…

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Floriane Dumont
22 Fév 2024

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PARIS : Avec la douceur hivernale, y aura-t-il encore des abricots chez nous demain ?

Quelles cultures pour quel climat dans notre région ? 

Actuellement en France, les vergers fleurissent beaucoup plus tôt que la normale en raison des températures beaucoup trop douces, suscitant des inquiétudes parmi les agriculteurs. Une étude de l’association Conséquences et de l’agroclimatologue Serge Zaka met en lumière les impacts de la douceur hivernale sur l’arboriculture en Région Sud, dans la Vallée du Rhône ou en Occitanie. L’étude montre comment le climat du futur, en fonction des scénarios d’émissions de gaz à effet de serre, va rendre certaines cultures comme l’abricot impossible dans les régions où elles existent aujourd’hui. Des bouleversements importants sont à prévoir pour s’adapter: nouvelles cultures, nouvelles filières qu’il faut penser maintenant.

Des pêchers en fleurs le 19 février avec un mois d’avance dans la Drôme, idem pour les abricotiers dans le Vaucluse ! “Faux printemps” et risque de “gelée noire” ou de “gel de printemps”, manque de froid permettant la vernalisation ou la destruction des ravageurs, période de repos écourtée : les arbres et les cultures souffrent aussi l’hiver des conséquences du changement climatique.

Le changement climatique et ses conséquences sur l’agriculture française ont été largement absents des évènements et débats récents. Les pêchers et les abricotiers fleurissent avec un mois d’avance dans certaines régions, exposés aux risques de gelées tardives et à des températures trop élevées en hiver. L’étude se concentre sur la culture de l’abricot, dont la France est la première productrice d’Europe, dont les régions d’implantation  vont se déplacer vers le nord et l’est dans les décennies à venir dans le scénario climatique actuel. 

La douceur hivernale de cette année est la répétition d’une longue série de mois et d’années exceptionnelles. La menace des sécheresses, vagues de chaleur l’été, mais aussi des températures trop élevés l’hiver, menace à terme la culture de ce fruit produit principalement en région AURA (Drôme Ardèche), en PACA (Vaucluse et Bouche du Rhône) et dans les Pyrénées Orientales ou le Tarn. C’est surtout les années et décennies à venir qui interrogent déjà les agriculteurs, et devraient plus mobiliser les pouvoirs publics. Un abricotier vit de 15 à 30 ans et il faut des décennies pou mettre en place une filière agricole structurée.

Pour consulter le rapport.

*Photo ldd/Pixabay