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PARIS : Asterion Ventures, l’un des principaux inve…

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Gilles Carvoyeur
4 Avr 2024

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PARIS : Asterion Ventures, l’un des principaux investisseurs de la révolution des coproduits de l’industrie

De nos jours, un tiers de la nourriture produite n’est pas consommée, un gâchis qui peut être revalorisé.

Une étude réalisée par le fonds d’amorçage dédié à la greentech, Asterion Ventures, note qu’au-delà des actions individuelles, les principaux problèmes à l’origine du gaspillage alimentaire sont propres à l’industrie, et plus précisément au processus d’approvisionnement. En effet, un quart du gaspillage alimentaire est engendré au moment de la production, juste après la récolte ou encore lors de la transformation. 

Les pouvoirs publics ont pris les choses en main et ont imposé des réglementations aux industriels afin de réduire drastiquement leurs déchets. Pour s’y conformer, les entreprises et industriels ont sû s’adapter et proposer leurs résidus à des projets novateurs et ingénieux. Ce qui a donné naissance aux coproduits.

Un secteur qui a le vent en poupe 

Selon la définition de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), un coproduit est une matière créée au cours du processus de fabrication d’un produit, intentionnellement ou non. Les nouvelles exigences des législations en matière de coproduits ont incité les industriels à les valoriser davantage mais, essentiellement à les considérer comme de véritables matières premières.

En s’inscrivant dans une démarche circulaire, les coproduits se sont imposés comme une alternative au gaspillage alimentaire représentant 46,7 milliards de dollars de revenus en 2019. Et cela devrait se poursuivre avec un taux de croissance estimé à 5% pour les 10 prochaines années.

Un processus d’extraction novateur 

Les industries agroalimentaires (fruits et légumes, céréales, brassicole et vinicole, laitière et produits animaliers) sont les plus génératrices de coproduits.

De ce fait, de plus en plus d’acteurs se penchent sur la revalorisation de leurs déchets : 

  • par la réintroduction dans l’alimentation animale ;
  • dans l’agriculture sous forme de fertilisant ;
  • le réutiliser en matières premières pour l’alimentation humaine ;
  • l’utiliser dans des filières comme la nutraceutique ou la cosmétique.

Ces différents processus, développés par des acteurs technologiques, permettent d’éviter la surexploitation des sols mais essentiellement d’offrir un complément de revenu aux agriculteurs.

La technologie au profit des coproduits

Actuellement, les solutions de valorisation identifiées sont très consommatrices en énergies, ou bien nécessitent l’intervention de produits chimiques.

De nouvelles solutions low-tech voient le jour pour valoriser les coproduits issus de l’industrie agro-alimentaire, comme : 

  • L’entomoconversion industrielle, qui utilise les insectes comme source de transformation des biodéchets alimentaires en produits d’intérêt tels que du biocarburant, des protéines animales pour l’élevage, etc.
  • La pelletisation, qui est la production des granulés à partir de déchets verts (tailles et coupes de bois, palettes, bois de calage ou décaissage…) et destinés à la combustion.
  • L’extraction de molécules des biodéchets à haute valeur ajoutée pouvant être fournies à l’industrie nutraceutique, afin de produire des compléments alimentaires et à l’industrie cosmétique pour les gommages.

De ce fait, le fonds d’investissement français Asterion Ventures, préoccupé par les défis environnementaux actuels, accompagne plusieurs entrepreneurs ainsi que de futures pépites à haut potentiel souhaitant avoir un impact dans l’industrie bas carbone française.

Le fonds a ainsi déjà permis le financement de 20 start-up françaises, dont certaines ont pris le parti de développer leur technologie en faveur de la revalorisation des déchets, comme : 

  • Circul’Egg, pionnière dans la valorisation des biodéchets de l’industrie agroalimentaire, l’entreprise a développé un processus industriel innovant qui produit une poudre de carbonate de calcium et une poudre de membrane, sans recours au moindre intrant chimique via le traitement des coquilles d’œuf issues des casseries.
  • Onima, développe un super-ingrédient protéiné et complet en acides aminés pour proposer des alternatives saines, durables et économiquement viables aux protéines animales. Pour y parvenir, elle revalorise les levures de brasseries, aux propriétés nutritionnelles uniques.

A propos d’Asterion

Asterion est une société de capital risque qui réunit une large part de l’écosystème tech français pour investir dans les startups à impact et climate tech à haut potentiel. Grâce au fonctionnement club deal, chaque investisseur·e est libre de contribuer aux projets portant la vision de l’impact qu’il souhaite défendre. L’équipe d’Asterion s’assure de créer, pour chaque entreprise financée, la “dream team” d’investisseur·es apportant les compétences clés. Lancé en avril 2021, Asterion a déjà permis le financement de 20 startups françaises et vise d’en accompagner 100 dans les cinq prochaines années.

Pour en savoir plus : https://www.asterionventures.com/