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PARIS : Art robotique – Patrick TRESSET met en scène…

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PARIS : Art robotique – Patrick TRESSET met en scène une révolte d’automates pour sonder le conformisme humain

L’artiste Patrick Tresset présente jusqu’au 19 juillet une installation performative où des robots rejouent une rébellion en classe pour interroger la société.

Dans le paysage de l’art contemporain, où la technologie devient un médium à part entière, l’artiste Patrick Tresset propose une expérience singulière et déroutante avec son installation « HUMAN STUDY #4, LA CLASSE ». Présentée à Paris, cette œuvre robotique et performative, accessible en continu et gratuitement, invite le public à une réflexion profonde sur l’obéissance, la standardisation des comportements et la nature même de l’humanité face à la machine.

Une salle de classe sous tension mécanique

Le cœur de l’exposition est une scénographie saisissante : une salle de classe reconstituée, mais dont les occupants sont exclusivement des machines. Onze robots, dotés de bras articulés et de caméras en guise d’yeux, endossent les rôles d’élèves et de professeurs. Au fil d’une performance continue, le spectateur assiste à une chorégraphie troublante. Les « élèves » robots tentent d’initier une forme de révolte, un sursaut d’individualité contre l’ordre établi par leurs « enseignants » mécaniques.

Cependant, cette tentative d’émancipation est vouée à l’échec. Le programme reprend ses droits et les automates sont finalement conditionnés pour obéir, retournant à leurs tâches répétitives dans un silence métallique. L’installation agit alors comme un miroir tendu à la société humaine, questionnant les mécanismes de conformisme, d’éducation et de soumission à l’autorité qui régissent nos propres vies.

Prolonger l’expérience : dessin et dialogue avec l’IA

L’immersion dans l’univers de Patrick Tresset ne s’arrête pas à cette performance centrale. Deux autres installations viennent compléter et enrichir le propos de l’artiste, invitant le visiteur à une interaction plus personnelle avec la machine.

La première, intitulée « La Lecture », propose une pause contemplative. Le visiteur est invité à s’asseoir et à lire pendant vingt minutes, tandis qu’une machine, à la manière d’un artiste de rue, trace méticuleusement son portrait. L’œuvre se veut un acte de résistance poétique, un refuge contre ce que l’artiste nomme « la dictature de l’immédiateté » qui caractérise notre époque hyperconnectée.

La seconde, « Skédiama », pousse encore plus loin l’interaction. Elle met en scène un dialogue tripartite fascinant entre une intelligence artificielle, l’artiste lui-même (présent à travers ses algorithmes) et les visiteurs. Cet échange explore les frontières de la créativité, de la conscience et de la collaboration entre l’homme et l’IA, soulevant des questions essentielles sur l’avenir de la création artistique.

Informations pratiques

L’ensemble de ces installations est visible jusqu’au 19 juillet 2026. L’accès est libre et gratuit pour tous les publics, avec une ouverture en continu de 11h à 19h, permettant à chacun de s’immerger à son propre rythme dans cette réflexion sur notre condition moderne.

AIRES NUMÉRIQUES #7 – 2026 – Le Grenier à sel

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).