PARIS : Art Paris 2024 – Sonia TERK DELAUNAY à la Gal…
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PARIS : Art Paris 2024 – Sonia TERK DELAUNAY à la Galerie Bérès
Sonia Terk s’installe à Paris en 1905 et y épouse le peintre Robert Delaunay en 1910.
Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.
FRAGILES UTOPIES
Un regard sur la scène française
SONIA TERK-DELAUNAY, GALERIE BÉRÈS
Née à Odessa dans une famille juive, ayant passé son enfance et son adolescence à Saint-Pétersbourg, étudié à l’école des beaux-arts de Karlsruhe, Sonia Terk s’installe à Paris en 1905 et y épouse le peintre Robert Delaunay en 1910. Si l’on ajoute qu’elle ne s’est pas contentée de peindre des tableaux mais qu’elle a aussi sans cesse conçu des objets utilitaires de toutes natures, on peut comprendre que son statut ait mis longtemps à être pleinement assuré, tant celui-ci a dépendu d’une multitude d’identités, pourtant toujours sous-tendues par la même personnalité déterminée et la même exigence artistique. Ses œuvres des années 1910, quels qu’en soient le support et la destination, appliquent les principes du « simultanéisme », en mettant en mouvement par la couleur les formes abstraites ou figuratives. La vision du monde n’y est pas, comme chez Robert, l’expression d’une métaphysique de la lumière, mais plutôt d’un désir de rendre visible un sentiment d’allégresse et d’allégement et de le susciter chez les regardeuses et les regardeurs. Dans ce projet pour une affiche, elle fait d’une montagne de Suisse romande le support de ce sentiment, qui aboutit à la quasi-dématérialisation du motif, au profit du pur plaisir de la couleur.
