Passer au contenu principal

PARIS : Art Paris 2024 – Nathalie du PASQUIER à la Ga…

Partager :

PARIS : Art Paris 2024 – Nathalie du PASQUIER à la Galerie Yvon LAMBERT

Pendant longtemps, les motifs abstraits, souvent ludiques, de Nathalie du Pasquier ont trouvé leur terrain d’application dans des objets de design.

Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition  : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.

FRAGILES UTOPIES

Un regard sur la scène française

NATHALIE DU PASQUIER, GALERIE YVON LAMBERT

Pendant longtemps, les motifs abstraits, souvent ludiques, de Nathalie du Pasquier ont trouvé leur terrain d’application dans des objets de design, ceux notamment du groupe Memphis de Milan, auquel elle participa de sa création en 1981 jusqu’à 1986. Ils existent désormais pour eux-mêmes, peints sur des toiles souvent combinées, comme ici, avec des constructions en bois. Ces motifs, auxquels sont souvent associés des éléments de nature morte ou des suggestions de fragments d’architecture, peuvent apparaître comme des dérivés vernacularisés, comme on en trouve dans les jeux de construction, du grand répertoire de formes géométriques avec lesquels les pionniers de l’abstraction entendaient, au début du XXe siècle, changer le monde. Ils sont surtout les éléments premiers d’une infinie combinatoire, qui fait surgir dans chaque peinture un nouveau monde, à la spatialité complexe, illogique si on les tient pour les représentations géométrisées d’éléments existant dans le monde réel, à partir de surfaces strictement bidimensionnelles dont les couleurs ne sont pas celles de la perfection mais de la nuance, joyeuse ou mélancolique.