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PARIS : Art Paris 2024 – Les œuvres d’Edgar SARIN s…

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Floriane Dumont
7 Mar 2024

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PARIS : Art Paris 2024 – Les œuvres d’Edgar SARIN se caractérisent par leur archaïsme 

Art Paris 2024 – Présentation générale de la foire.

ART PARIS 2024 

 Une forme olympique !

Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition  : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.

FRAGILES UTOPIES

Un regard sur la scène française

EDGAR SARIN, GALERIE MICHEL REIN

Les œuvres d’Edgar Sarin se caractérisent par leur archaïsme : archaïsme de leurs procédés, archaïsme de leurs formes, archaïsme de leurs références. Il ne faudrait pas penser cependant que cet archaïsme serait un retour à un sol primitif stable, que les évolutions historiques nous auraient fait malencontreusement quitter, comme cela avait pu être le cas pour nombre d’artistes des années 1970, notamment ceux qu’on associa au sein de l’Arte povera. Il s’agit plutôt pour lui de partir de gestes simples, volontairement frustes, et d’un ensemble d’images qui peuvent faire culture commune, dans la mesure même où ils ont relevé, au moment de leur première apparition, d’une pratique collective ou individuelle, mais toujours auto-organisée, qui devient un modèle de pensée. Les petites figurines de terre cuite dites haniwa de la période kofun, découvertes au Japon, aussi bien que le badigeon sommaire d’une toile avec des couleurs terreuses, suggérant parfois des figures, font partie de ces gestes et de ces images que l’artiste prélève et transporte, qu’il « récolte » comme il le dit lui-même, les reprenant à son compte pour les faire participer à de possibles nouvelles récoltes, édifiant l’une après l’autre une société à la fois parallèle, quelque peu secrète, et ambitieuse.