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PARIS : Art Paris 2024 – Daniel SCHLIER compose ses…

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Floriane Dumont
11 Mar 2024

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PARIS : Art Paris 2024 – Daniel SCHLIER compose ses images par assemblage de fragments hétérogènes

Daniel Schlier compose ses images par assemblage de fragments hétérogènes.

Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition  : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.

FRAGILES UTOPIES

Un regard sur la scène française

DANIEL SCHLIER, GALERIE EAST

Travaillant sur des supports très différents, de la toile traditionnelle au verre, en passant par le marbre, Daniel Schlier compose ses images par assemblage de fragments hétérogènes, liés par des zones de couleur ou de matière, qui construisent des scènes complexes, à la manière de rêves ou de cauchemars. En 2023, il a exécuté une série de peintures sur le thème des saisons en utilisant la technique ancestrale du fixé sous verre (présente notamment en Alsace, où il vit) adaptée à un matériau plus récent : le Plexiglass. Ce dernier est peint sur son revers et la matérialité en reste donc inaccessible, dans un ailleurs proprement artistique. Chacune de ces peintures donne à voir un paysage composite, mêlant bouts de nature, figures animales et humaines, et artefacts industriels, entre arcadies, utopies et dystopies. Les éléments du Printemps renvoient à des thèmes fréquents depuis les années 1920 dans la peinture et la pensée urbaine du monde germanique, valorisés par tous les bords politiques et toutes les esthétiques : l’harmonie avec la nature aussi bien sublime (les montagnes ou les étendues d’eau gelée) que prosaïque (les vaches paissant paisiblement) et l’édification de villes nouvelles. Le sens n’y est pas prescrit mais laissé à l’appréciation de chacun.