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PARIS : Art et IA – Le festival NOÛS réussit son pari…

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PARIS : Art et IA – Le festival NOÛS réussit son pari avec 36 000 visiteurs à la BnF

La première édition du festival NOÛS, alliant art et IA à la BnF, a attiré 36 000 visiteurs avec des œuvres inédites puisant dans le patrimoine.

Pari réussi pour la première édition du festival NOÛS. Du 9 au 19 avril 2026, la Bibliothèque nationale de France (BnF) sur son site François-Mitterrand a été le théâtre d’un dialogue inédit entre création contemporaine, intelligence artificielle et collections patrimoniales. Coproduit par Fisheye et BnF-Partenariats, la filiale de la BnF dédiée à la valorisation de ses fonds, cet événement gratuit a su trouver son public, réunissant au total 36 000 visiteurs en dix jours. Une fréquentation qui confirme l’intérêt croissant pour les nouvelles formes de création numérique et leur capacité à réinterpréter notre histoire commune. La deuxième édition est d’ores et déjà annoncée pour le printemps 2027.

Un succès public et une programmation dense

Le public a pu déambuler librement au cœur d’un parcours d’œuvres installées dans les vastes espaces du site François-Mitterrand. Au-delà des installations artistiques, le festival NOÛS a proposé une riche programmation intellectuelle pour décrypter les enjeux de l’IA dans le champ de la création. Le programme comprenait 10 tables-rondes réunissant experts, artistes et chercheurs, 4 projections et 2 performances scéniques audacieuses, qui intégraient des intelligences artificielles en temps réel, offrant des expériences immersives et interactives.

Le patrimoine de la BnF comme matière première

La singularité du festival réside dans sa démarche : la quasi-totalité des œuvres présentées étaient des créations inédites, conçues spécifiquement pour l’événement à partir des collections numérisées de la BnF. Les artistes invités ont ainsi puisé leur inspiration dans les plus de 11 millions de documents accessibles sur Gallica, la bibliothèque numérique de l’institution. Des cartes anciennes du massif du Mont-Blanc, des actes de procès en sorcellerie du Moyen Âge, des planches de botanique, des enluminures ou encore des cantiques ont été la matière première de créations signées par des artistes de renommée internationale comme Justine Emard, le collectif Obvious, Tobias Gremmler, Sabrina Ratté, Audrey Large, ou encore Les 7 Doigts.

Une vision éthique de l’intelligence artificielle

Face aux débats qui animent le monde de la culture, NOÛS a souhaité proposer une approche singulière et éthique de l’IA, vue non pas comme un outil de substitution mais comme un révélateur.

Le manifeste du festival, qui se veut une boussole dans ce nouveau paysage technologique, affirme cette vision : « Nous refusons l’idée d’une technologie hors-sol qui effacerait le créateur. Nous rappelons le lien vital entre création et innovation, nourri par le patrimoine littéraire, artistique et scientifique conservé par les grandes institutions documentaires ».

Pour les organisateurs, l’IA ne crée pas du faux, mais révèle ce qui est enfoui dans la masse des données patrimoniales.

Un écosystème culturel et institutionnel mobilisé

L’envergure de l’événement a été marquée par la mobilisation de nombreux partenaires de premier plan. L’ouverture a été portée par Anne Bouverot, présidente du Conseil de l’IA et du numérique, et Gilles Pécout, président de la BnF. La table ronde inaugurale a quant à elle réuni les dirigeants de grandes bibliothèques internationales telles que la British Library, Bibliothèque et Archives nationales du Québec et la Bibliothèque nationale de Singapour. Le festival a bénéficié du soutien d’AXA, du Ministère de la Culture, de la Ville de Paris, de la RATP, du British Council ou encore de la Délégation générale du Québec à Paris. Des partenaires académiques et culturels comme Arte, MK2, l’Ircam, Le Fresnoy et l’Essec ont également contribué à la richesse de la programmation.