PARIS : Aperçu du deuxième jour du sommet Power X
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PARIS : Aperçu du deuxième jour du sommet Power X
Le DG de France Clusters, Sébastien Thomas-Chaffange, est intervenu au Power X Summit 2025 de Berytech sur le rôle de France Clusters avec EUROMED Clusters Forward et Berytech.
Le sommet PowerX 2025 a mis en lumière la manière dont les clusters collaboratifs et les partenariats public-privé peuvent stimuler l’innovation, la croissance verte et la résilience économique du Liban.
La deuxième journée du Power X Summit 2025 était axée sur les « liens, la collaboration et le regroupement », mettant en lumière la manière dont les partenariats stratégiques et les clusters sectoriels peuvent stimuler la résilience économique et l’innovation au Liban. Organisé au Beirut Hall, Horsh Tabet, l’événement a réuni des dirigeants du monde universitaire, de l’industrie et de la politique pour discuter des voies vers une croissance durable.
Session : Les universités comme moteurs de l’innovation
Le panel a souligné le rôle des universités pour combler le fossé entre les étudiants, les parties prenantes et les organisations. Les discussions ont porté sur la promotion de l’entrepreneuriat dans le milieu universitaire et le renforcement des partenariats avec l’industrie. La séance a exploré comment les universités pourraient combler les lacunes existantes, renforcer les liens et promouvoir l’entrepreneuriat social en temps de crise. Les participants ont discuté de l’importance de combler le fossé entre les industries et les universités pour stimuler le transfert de technologie et l’innovation. Ils ont souligné le rôle crucial du milieu universitaire pour favoriser la résolution de problèmes concrets et la préparation au marché, préparant ainsi les diplômés à répondre aux besoins de secteurs en pleine évolution.
Session : Stimuler la croissance économique — Aligner les feuilles de route des pôles sur les stratégies économiques nationales
Cette session a examiné comment les feuilles de route nationales des clusters peuvent stimuler la revitalisation sectorielle, la création d’emplois et la compétitivité économique dans la région MENA. La discussion a porté sur les enseignements tirés de l’expérience de l’UE en matière de clusters, l’alignement stratégique du Maroc sur ses politiques et son autonomisation industrielle, et l’approche de l’Égypte en matière de zones industrielles. La discussion a également porté sur la manière dont le Liban pourrait tirer parti de ces enseignements pour s’aligner sur sa stratégie nationale en évolution, soulignant l’impact potentiel d’une économie plus collaborative et axée sur les clusters.
Mme Jessica Hajjar, responsable de programme chez Berytech, a présenté le concept de clusters comme moteurs d’innovation et de compétitivité, soulignant leur rôle dans le renforcement de la coopération public-privé et la promotion des technologies de pointe.
M. Sébastien Thomas-Chaffange, PDG de France Clusters, a présenté le rôle de France Clusters auprès d’EUROMED Clusters Forward et de Berytech. Il a souligné le fonctionnement de plus de 1 800 clusters en Europe, les clusters français s’inscrivant dans les stratégies économiques nationales axées sur la croissance sectorielle, technologique et axée sur le marché. Il a décrit les clusters comme des structures ascendantes qui agissent comme des systèmes d’éclairage, dynamisant les espaces économiques de la base. Il a insisté sur le fait que les politiques publiques devraient donner du pouvoir aux clusters en fonction des besoins réels et de la visibilité des entreprises.
Mme Marwa Abou Dayya, associée directrice de Beyond Group Consulting, a expliqué comment les clusters permettent aux entreprises de croître, d’absorber les chocs et de planifier stratégiquement ensemble. Elle a expliqué que lorsque les entreprises se regroupent, elles adoptent plus facilement des technologies comme l’IA et les outils numériques, capitalisant ainsi sur la croissance collective. Elle a souligné la nécessité de cadres juridiques, de soutien technique, de viabilité financière et de responsabilité environnementale, plaidant en faveur de clusters transfrontaliers et de partenariats universitaires pour stimuler l’innovation.
Le Dr Ahmed Bastawy, directeur général d’ICEALEX/ICEHUBS en Égypte, a présenté le développement organique des clusters en Égypte, notamment dans les secteurs de l’ameublement et de l’agroalimentaire. Il a indiqué qu’il existe aujourd’hui environ 140 clusters, dont beaucoup fonctionnent dans le cadre de partenariats public-privé. Il a souligné la nécessité d’un meilleur accès au financement et d’un soutien politique renforcé pour stimuler la croissance des clusters.
Le Dr Nabil Najim, PDG d’OASIS INSIGHTS — Pôle CE3M au Maroc, a qualifié le sommet de l’innovation marocain de 2009 de tournant décisif pour le développement des écosystèmes d’innovation. Il a souligné l’importance de la collaboration avec les universités et les startups pour co-créer des projets de R&D, soulignant que des liens forts en matière de recherche sont un facteur essentiel de réussite.
La session s’est conclue par des points transversaux, soulignant que les clusters doivent être ascendants, collaboratifs et soutenus par la recherche. Les participants ont appelé à une gouvernance claire, à des cadres juridiques, à des outils financiers et à une harmonisation régionale pour soutenir une croissance durable. Le Liban, à l’instar des autres pays de la région MENA, a été encouragé à formaliser et à développer des clusters grâce à un soutien personnalisé et à des alliances intersectorielles.
Session : Pôles d’économie verte dans la région MENA : exploiter les opportunités et surmonter les défis
La session s’est concentrée sur la manière dont les pôles verts peuvent stimuler la croissance, l’innovation et la création d’emplois dans des secteurs comme les énergies renouvelables, les infrastructures vertes et l’agriculture durable. Les intervenants ont discuté des opportunités d’investissement, des cadres politiques et des avancées technologiques qui soutiennent une économie plus verte tout en relevant les défis réglementaires et financiers.
Nadine El Khoury, présidente du cluster QOOT, a souligné son évolution, du concept initial au cluster agroalimentaire à fort impact, grâce à des partenariats régionaux. Elle a insisté sur l’importance de renforcer la confiance grâce à un engagement constant, des visites mensuelles et des efforts de renforcement des capacités pour consolider l’économie verte du Liban.
Antoine Skayem, PDG de FREE Energy, a présenté les résultats de la cartographie du marché de l’énergie au Liban, soulignant les lacunes critiques en matière de financement, de réglementation et de normalisation. Il a expliqué comment le regroupement favorise l’innovation, la croissance collective et l’accès au financement, malgré les difficultés de partage des données.
Karl Gedda, directeur de Smart ESA, a plaidé en faveur de clusters éducatifs qui harmonisent les compétences des étudiants avec les besoins du marché, en s’inspirant des modèles européens où le financement public couvre plus de la moitié des coûts de clustering. Il a proposé de repenser le clustering comme un modèle fluide et basé sur le cloud, en soulignant l’importance de l’engagement de la diaspora et de partenariats universitaires plus solides pour stimuler l’innovation et élargir la portée du marché.
La session s’est conclue par des remarques sur le potentiel du Liban à renforcer les capacités locales, à étendre son économie verte au-delà des frontières et à promouvoir l’innovation inclusive grâce à de véritables partenariats public-privé, un partage amélioré des données et des projets menés par les étudiants.
SOURCE : France Clusters Info 208 – Mai 2025.


