PARIS : Antoine LAURENT : « Investissons dans leur avenir g…
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PARIS : Antoine LAURENT : « Investissons dans leur avenir grâce à l’insertion »
La Fédération des entreprises d’insertion salue la décision du Gouvernement de limiter la baisse du budget de l’insertion à seulement 1,8 %.
C’est un soulagement pour tout un secteur. Après des mois d’incertitude et de débats parlementaires tendus, la Fédération des entreprises d’insertion (FEI) a accueilli avec satisfaction les arbitrages budgétaires pour 2026 concernant l’insertion par l’activité économique (IAE). Annoncée vendredi dernier, la décision du Gouvernement acte une baisse contenue de l’enveloppe dédiée, écartant le scénario d’une coupe drastique qui menaçait l’équilibre d’un dispositif jugé essentiel dans la lutte contre le chômage de longue durée.
Une baisse contenue loin des craintes initiales
Le budget alloué à l’IAE pour l’année 2026 s’élèvera finalement à 1,289 milliard d’euros. Cette somme représente une diminution de 1,8 %, soit 25 millions d’euros de moins par rapport à 2025. Si toute baisse budgétaire constitue un effort pour les acteurs de terrain, ce chiffre est bien loin des 11 % de réduction initialement envisagés dans le Projet de Loi de Finances (PLF).
Autre nouvelle positive pour le secteur, le Plan d’Investissement dans les Compétences (PIC IAE), un levier crucial pour la formation des salariés en parcours d’insertion, voit son budget maintenu à son niveau de 2025, soit 70 millions d’euros. Pour la fédération, cette sanctuarisation est un signal fort de la reconnaissance de l’importance de la montée en compétences pour un retour durable à l’emploi.
Un pari sur l’efficacité sociale et économique
Par la voix de Jean-Pierre Farandou, la FEI salue un « pari lucide » du Gouvernement. Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, l’État fait le choix de préserver une politique publique qui a fait ses preuves, bénéficiant chaque année à plus de 300 000 personnes sur l’ensemble du territoire national. La fédération y voit la reconnaissance d’un consensus politique, partagé par des parlementaires de tous bords, sur le rôle fondamental du travail et de l’accompagnement socio-professionnel comme rempart contre l’exclusion.
Pour les entreprises d’insertion, cette décision valide leur modèle qui combine performance économique et impact social, démontrant que l’investissement dans le capital humain est à la fois une nécessité sociale et un levier de croissance.
« Réparer la société par le travail »
Le Délégué général de la fédération, Antoine Laurent, insiste sur la portée philosophique de cet arbitrage budgétaire, le plaçant au cœur du contrat social français. « Le travail, pilier central de notre contrat social, doit être accessible à tous si nous voulons réparer la société. Les entreprises d’insertion démontrent chaque jour qu’il n’y a pas de fatalité au chômage, à l’isolement et à la précarité. Au lieu de stigmatiser et de punir les plus fragiles en les accusant de ne pas vouloir “traverser la rue” et de dépendre de la solidarité nationale, investissons dans leur avenir grâce à l’insertion, formidable vecteur d’émancipation et de cohésion sociale », déclare Antoine Laurent.
Des défis persistants malgré la victoire
Si cette décision constitue une victoire importante, la fédération rappelle que la vigilance reste de mise. Le contexte économique difficile fragilise les entreprises d’insertion, qui sont des partenaires essentiels de l’État dans la mise en œuvre des politiques d’emploi. Elle appelle donc à un soutien continu pour préserver ce réseau d’acteurs qui jouent un rôle indispensable dans la lutte contre la précarité.
Depuis 35 ans, la fédération des entreprises d’insertion rassemble et soutient ces entrepreneurs engagés qui placent l’inclusion au cœur de leur stratégie, conjuguant innovation et performance au service des plus vulnérables.


