Passer au contenu principal

PARIS : Anand ESWARAN : « Le problème n’est pas l&rsq…

Partager :

PARIS : Anand ESWARAN : « Le problème n’est pas l’adoption de l’IA, mais la confiance »

Une étude Veeam révèle que 88 % des entreprises utilisent l’IA, mais seules 7 % sont prêtes, freinées par un déficit de confiance dans leurs données.

À l’occasion de son événement VeeamON London ce 8 juin 2026, l’entreprise Veeam Software a dévoilé les résultats de son étude mondiale « The Data and AI Trust Gap ». Le rapport met en lumière un paradoxe majeur : si l’intelligence artificielle est déjà une réalité pour une écrasante majorité d’organisations, leur capacité à la maîtriser et à lui faire confiance reste très limitée. L’enquête, menée auprès de 600 cadres dirigeants, révèle que 88 % des entreprises utilisent déjà des agents d’IA ou mènent des projets pilotes, mais que seules 7 % se considèrent véritablement prêtes. De plus, 95 % affirment que des défis liés à la qualité et la sécurité des données ont déjà freiné leurs progrès.

Pour Anand Eswaran, CEO de Veeam, ce constat marque l’entrée dans une nouvelle phase pour l’intelligence artificielle en entreprise.

« Pour la plupart des entreprises, le problème n’est pas l’adoption de l’IA, mais la confiance dans l’IA », analyse Anand Eswaran.

« Avec la généralisation des agents d’IA autonomes opérant à vitesse machine, la question n’est plus de savoir si l’on peut utiliser l’IA, mais si l’on est en mesure de garantir que toutes les données sont sécurisées, gouvernées, conformes et résilientes. C’est ainsi que l’on accélère le déploiement d’une IA sécurisée à grande échelle sans accroître les risques opérationnels ou réputationnels ».

Un décalage entre la direction et le terrain

L’étude souligne un écart de perception significatif entre les dirigeants et les équipes techniques. Alors que 65 % des CEO pensent disposer d’un inventaire complet de leurs actifs d’IA, seuls 48 % des responsables techniques partagent cet avis. Cette décorrélation entre l’intention stratégique et la réalité opérationnelle freine la mise en œuvre de structures de gouvernance efficaces.

Pourtant, l’enjeu économique est clairement identifié au plus haut niveau. Selon l’étude, 48 % des CEO estiment que des données fiables et sécurisées pourraient générer une hausse de plus de 25 % de leur chiffre d’affaires. Cette attente forte explique en partie la pression ressentie par 83 % des dirigeants pour accélérer le développement de leurs capacités en IA.

Des défaillances d’un nouveau genre

Avec l’autonomisation croissante des systèmes d’IA, la nature même des défaillances évolue. Le risque ne réside plus tant dans une panne classique que dans des erreurs liées aux données, qui sont plus subtiles et difficiles à détecter, à expliquer et à corriger.

Les chiffres de l’étude sont éloquents : parmi les entreprises utilisant l’IA, une minorité est capable d’identifier en quelques minutes les données utilisées par un système (22 %), les décisions qu’il a influencées (24 %) ou les actions réalisées (25 %). En conséquence, seuls 40 % des dirigeants se disent très confiants dans leur capacité à isoler et inverser avec précision les conséquences d’une défaillance d’une IA.

Gouvernance et « Shadow AI » : un double défi

Le défi de la gouvernance est double : il est à la fois interne, avec la prolifération d’usages non contrôlés (« Shadow AI »), et externe, avec le durcissement du cadre réglementaire. L’étude révèle que 95 % des organisations constatent une utilisation non autorisée de l’IA, un phénomène que 93 % considèrent comme un risque majeur, notamment en matière de cybersécurité (44 %).

Parallèlement, des réglementations comme l’AI Act européen influencent déjà les stratégies d’investissement de 61 % des entreprises interrogées. La traçabilité des décisions de l’IA est ainsi devenue un enjeu de conformité prioritaire pour 47 % d’entre elles.

La nécessité d’une responsabilité claire

L’un des principaux freins identifiés par l’étude est la fragmentation des responsabilités. La gestion des données, de l’IA et de la gouvernance est souvent dispersée entre différentes équipes, ce qui dilue la prise de décision et ralentit l’exécution.

L’étude montre que lorsque les responsabilités sont clairement définies, les résultats s’améliorent nettement. Par exemple, les organisations sont 24 % plus susceptibles de détecter des comportements anormaux de l’IA lorsque le RSSI (Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information) assume la responsabilité des risques.

La confiance, clé de la performance

En conclusion, l’étude établit un lien direct entre la capacité d’une organisation à instaurer un cadre de confiance et ses performances. Parmi les 7 % d’entreprises jugées « pleinement prêtes pour l’IA », 97 % font état de bénéfices commerciaux mesurables, contre une moyenne de seulement 48 % pour l’ensemble des répondants. Opérationnaliser la confiance à l’échelle de l’entreprise apparaît donc comme le principal levier pour libérer la valeur de l’intelligence artificielle.

À propos de l’étude

L’enquête a été menée du 16 mars au 6 avril 2026 auprès de 600 cadres dirigeants (CEO, DSI, RSSI, etc.) dans les secteurs des services financiers, de la santé, de l’industrie, du commerce et des technologies, en Amérique du Nord, en Europe et en Asie-Pacifique. Les résultats complets sont disponibles sur le site de Veeam (https://go.veeam.com/data-ai-trust-gap-report).

À propos de Veeam Software

Fondée avec pour mission d’aider les organisations à garantir la maîtrise et la résilience de leurs données, Veeam® Software (https://www.veeam.com/fr) se positionne comme l’entreprise de confiance pour les données et l’IA.

En tant que leader de la résilience des données et de la gestion de la posture de sécurité, Veeam fournit une intelligence contextuelle sur les données, les identités et les modèles d’IA. L’entreprise protège les organisations contre les menaces modernes comme les ransomwares ou les erreurs de l’IA, tout en garantissant la restauration de données fiables.

Basée à Seattle, Veeam dispose de bureaux dans plus de 30 pays et protège plus de 550 000 clients dans le monde, dont 82 % des entreprises du classement Fortune 500.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).