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PARIS : Alpes 2030 – Edgar GROSPIRON : « Faire des Je…

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PARIS : Alpes 2030 – Edgar GROSPIRON : « Faire des Jeux un moment de réflexion sur l’avenir de la montagne »

Face aux défis climatiques, le Comité d’organisation des JO d’hiver Alpes 2030 installe sa Commission Environnement pour un événement responsable.

Le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (COJOP) des Alpes 2030 a officiellement installé ce mercredi 3 juin 2026 sa Commission Environnement à Décines-Charpieu. Cette initiative marque une étape cruciale dans la préparation de l’événement, avec l’ambition affichée de concilier performance sportive et exemplarité écologique au cœur d’un territoire alpin à la fois majestueux et fragilisé par le dérèglement climatique.

Pour les organisateurs, ces Jeux représentent une opportunité unique d’accélérer la transformation du modèle des grands événements sportifs. L’objectif est de prouver qu’une organisation ambitieuse peut s’inscrire dans une démarche de sobriété et de respect des écosystèmes, en ligne avec la Feuille de route environnementale de l’État et la stratégie d’achats à impacts déjà esquissées.

Missions et gouvernance de la Commission

La nouvelle commission agira comme un organe de conseil et de surveillance. Composée de personnalités aux profils variés, elle aura pour mission d’émettre des avis et des recommandations sur tous les aspects environnementaux des Jeux : de la planification à l’organisation, jusqu’à la livraison des épreuves et l’héritage laissé aux territoires.

Elle sera systématiquement saisie des études d’impact diligentées par le COJOP, qu’elles concernent l’empreinte globale de l’événement ou des analyses spécifiques site par site. Les grandes stratégies en matière de durabilité seront également soumises à son expertise, couvrant des thématiques clés comme la réduction de l’empreinte carbone, la préservation de la biodiversité, le déploiement de l’économie circulaire, la gestion de l’eau, l’utilisation d’énergies décarbonées et l’objectif de « zéro déchet sauvage en montagne ». La commission, qui se réunira au minimum trois fois par an, pourra aussi s’autosaisir de sujets qu’elle jugera pertinents.

Une composition plurielle pour garantir l’impartialité

La crédibilité de la démarche repose sur la diversité de ses membres. La commission rassemble des représentants de l’État et du Commissariat de massif, des athlètes issus de la commission dédiée du COJOP, ainsi que des délégués des régions et collectivités hôtes. Le mouvement sportif est également présent via le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et le Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF).

Surtout, la société civile y jouera un rôle de premier plan avec la participation d’associations environnementales reconnues comme Les Shifters, Protect Our Winter France et Mountain Riders. La Conférence des parcs nationaux et plusieurs fédérations sportives (Hockey sur glace, Sports de Glace, Ski, Handisport, Roller Skate Board) complètent ce panel qui sera enrichi par la désignation future de personnalités qualifiées.

Une ambition au-delà de la sobriété

Edgar Grospiron, président du COJOP Alpes 2030, a souligné la portée symbolique et concrète de cette installation lors de la première réunion qu’il a présidée.

« Les enjeux environnementaux qui pèsent sur un événement comme le nôtre sont le reflet de notre époque : ses tensions, ses aspirations, ses exigences. C’est pourquoi j’ai présidé avec conviction cette première Commission Environnement d’Alpes 2030 », a-t-il déclaré.

« L’engagement du COJOP va au-delà de la sobriété opérationnelle : il exprime notre volonté sincère de faire de ces Jeux un moment de partage et de réflexion collective sur l’avenir de la montagne, pour les générations à venir », a conclu Edgar Grospiron.

via Presse Agence.