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PARIS : Alexandre DOS SANTOS : « L’influence marketing doit abandonner les métriques de vanité »

Face à la défiance croissante des marques, la Creator Economy bascule des indicateurs d’audience vers une logique de performance économique mesurable.

Le marketing d’influence traverse une crise de confiance qui pourrait bien s’avérer salutaire. L’époque où la taille d’une communauté et le nombre de « likes » suffisaient à justifier les investissements publicitaires semble révolue. Aujourd’hui, les entreprises exigent des résultats tangibles, une affinité réelle avec leur cible et, surtout, un retour sur investissement quantifiable. Cette mutation profonde force le secteur à se réinventer en adoptant une culture de la donnée et de la performance.

Au cœur de cette transformation, des acteurs technologiques observent un changement de paradigme radical. Pour Alexandre Dos Santos, CEO d’Affilae, une plateforme adtech indépendante qui pilote les campagnes de plus de 600 marques, cette nouvelle exigence est une excellente nouvelle.

« Ce sursaut de défiance marque la transition obligatoire des métriques de vanité vers une culture de la donnée rationnelle et auditable », analyse-t-il.

La fin de l’audience comme seul indicateur

Pendant des années, la valeur d’un créateur de contenu était principalement évaluée à l’aune de son nombre d’abonnés. Une logique qui a montré ses limites, ouvrant la porte à des dérives et à un manque de transparence sur l’impact réel des campagnes. L’enjeu pour les marques n’est plus seulement d’être vues, mais de convaincre et de convertir.

Le glissement s’opère donc vers ce que les experts nomment la « brandformance » :

Une approche hybride qui allie construction d’image de marque (branding) et objectifs de vente mesurables (performance).

Les entreprises cherchent désormais à transformer l’influence en un levier e-commerce prédictif et fiable. Des secteurs comme la mode, le retail ou encore la bijouterie, fortement dépendants de la prescription, sont en première ligne pour adopter ces nouveaux modèles. Ils ne financent plus seulement une vitrine, mais un canal d’acquisition client à part entière.

La technologie comme tiers de confiance

Face à ce besoin de transparence, la technologie s’impose comme un arbitre indispensable. Elle permet de mesurer avec précision l’efficacité de chaque action et de rétablir un lien de confiance entre les marques et les créateurs. En analysant en temps réel la rentabilité brute des campagnes, des plateformes comme Affilae offrent une vision claire et objective, loin des indicateurs de surface.

« La technologie sert enfin de tiers de confiance neutre entre les marques et les créateurs », souligne Alexandre Dos Santos.

Cette approche data-driven permet d’identifier les profils les plus pertinents non pas sur la base de leur popularité, mais de leur capacité réelle à générer de l’engagement qualifié et des conversions. Pour le secteur, c’est la promesse d’une professionnalisation accélérée et d’un modèle économique plus durable, où la performance prime sur l’apparence.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).