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PARIS : Alban SAYAG : « Le vrai coût de la cyberfraude, c’est la défiance qu’elle crée »
Une étude Ipsos pour Yousign révèle que la fraude documentaire paralyse les entreprises, un risque amplifié par l’essor de l’intelligence artificielle.
Au-delà des pertes financières directes, le coût le plus insidieux d’une cyberattaque pourrait bien être la défiance qu’elle installe durablement dans les échanges professionnels. C’est le constat alarmant que dresse une récente étude menée par l’institut Ipsos pour le compte de Yousign, spécialiste des solutions de confiance numérique. L’enquête met en lumière une insécurité grandissante qui freine l’efficacité opérationnelle et pèse directement sur les revenus des entreprises françaises.
Un impact économique direct et mesurable
Les chiffres de l’étude sont sans équivoque : la fraude documentaire n’est plus un risque théorique mais une réalité concrète pour de nombreuses organisations. Près d’un répondant sur cinq (18 %) déclare avoir déjà été confronté, dans le cadre de son activité professionnelle, à un document numérique falsifié ou compromis. Les conséquences financières sont tangibles, puisque 6 % des entreprises sondées affirment avoir subi une perte de revenus directement liée à des contrats ou des documents frauduleux.
Cette méfiance généralisée a des répercussions opérationnelles quotidiennes. Près d’un quart des organisations (24 %) ont déjà retardé la signature d’un accord par manque de confiance dans l’authenticité d’un document numérique. De plus, 27 % des sondés estiment que leur structure perd un temps précieux ou de l’argent à simplement vérifier l’intégrité des documents qu’elle reçoit, une tâche chronophage qui détourne les équipes de leurs missions à plus forte valeur ajoutée.
L’IA, un nouveau catalyseur de méfiance
Si le phénomène n’est pas nouveau, l’avènement de l’intelligence artificielle générative change radicalement la donne et amplifie les craintes. Une écrasante majorité des professionnels interrogés (66 %) considère que l’IA fait peser un risque majeur sur l’intégrité des documents et contrats dématérialisés. La facilité avec laquelle il est désormais possible de créer des faux documents d’une qualité quasi indétectable fait de chaque échange une source potentielle de vulnérabilité.
Un manque criant de préparation en entreprise
Face à cette menace grandissante, l’enquête met en lumière une impréparation inquiétante des organisations. Seuls 18 % des répondants déclarent disposer d’un protocole clair et connu de tous en cas de suspicion de document falsifié. Pire encore, un tiers d’entre eux (33 %) juge leur propre organisation « pas vraiment » ou « pas du tout » prête à faire face à ces nouveaux risques, révélant une faille béante dans les stratégies de cybersécurité actuelles.
Pour Alban Sayag, CEO de Yousign, l’analyse doit dépasser le simple cadre technique pour embrasser une dimension stratégique et économique. « Le vrai coût caché de la cyberfraude n’est pas seulement la fraude avérée. C’est la défiance qu’elle crée : des contrats retardés, des équipes mobilisées à vérifier, des risques juridiques, et des opportunités qui se perdent. À l’heure de l’IA, la confiance numérique ne peut plus s’arrêter à la signature ; elle doit couvrir l’identité, le document et la preuve », analyse Alban Sayag.
Cette nouvelle donne impose aux entreprises de sécuriser l’ensemble de la chaîne documentaire dans un même continuum de confiance. Yousign (https://yousign.com/fr/) se positionne comme un acteur majeur dans ce domaine en proposant une plateforme de signature électronique et de services de confiance numérique pour sécuriser l’ensemble du cycle de vie des documents.
L’étude complète d’Ipsos peut être téléchargée via le lien suivant : https://we.tl/t-MzOmyRPv43kiyDn4


