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PARIS : Aide à mourir – Le sénateur Bernard FIALAIRE fustige le « sabordage » du texte au Sénat

Au nom du groupe RDSE, le sénateur Bernard Fialaire déplore vivement le rejet par le Sénat de la proposition de loi relative à l’aide à mourir.

Paris, le 13 mai 2026 – Le parcours législatif du texte sur l’aide à mourir a connu un coup d’arrêt majeur au Sénat, provoquant la consternation du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (RDSE). Par la voix du sénateur Bernard Fialaire, le groupe politique a dénoncé ce qu’il qualifie de « sabordage », regrettant un échec des débats lors de la seconde lecture de la proposition de loi.

L’élu, qui espérait une discussion apaisée et constructive, a vivement critiqué la posture d’une partie de la chambre haute, l’accusant de se dérober à ses responsabilités sur un sujet de société fondamental.

Un débat de convictions

Au cœur de l’intervention du sénateur Fialaire se trouve une analyse sévère de la nature des arguments échangés. Il a déploré une confrontation qu’il juge déséquilibrée.

« Le sénateur observe cependant que les oppositions à l’aide à mourir ne sont motivées que par des affirmations dogmatiques ou des convictions religieuses ou philosophiques », a-t-il affirmé au nom de son groupe.

À l’inverse, il a souligné que les partisans d’une évolution législative s’appuyaient sur une tout autre réalité, bien plus concrète et douloureuse.

Selon lui, « les appels à voter pour une aide à mourir reposent sur des cas concrets, des situations humainement douloureuses, parfois même dramatiques ». Cette dichotomie entre l’abstraction des principes et la dureté des expériences vécues constitue, pour le groupe RDSE, la principale fracture ayant mené à l’impasse parlementaire.

Les avis des institutions ignorés

Le rejet du texte par le Sénat est d’autant plus regrettable, selon Bernard Fialaire, qu’il va à l’encontre des conclusions de plusieurs instances majeures qui se sont penchées sur la question de la fin de vie. Le sénateur a ainsi rappelé que la Convention citoyenne, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ainsi que l’Académie de médecine s’étaient tous prononcés en faveur d’une évolution encadrée de la loi.

En choisissant de ne pas suivre ces avis éclairés, le Sénat a, selon le groupe RDSE, « ignoré les positions favorables », tournant le dos à un travail de fond mené par des experts et des citoyens pour construire un consensus sur ce sujet sensible.

Une « attitude de Ponce Pilate »

Face à ce blocage et constatant que le gouvernement devra désormais s’en remettre à l’Assemblée nationale pour la suite du processus législatif, Bernard Fialaire a eu des mots très durs envers ses collègues.

Il a dénoncé l’« attitude de Ponce Pilate » d’une partie des sénateurs, utilisant la métaphore biblique pour fustiger une chambre haute qui « se lave les mains de sa responsabilité de chambre sage ».

Cette posture de défausse est perçue comme un manquement grave à la mission du Sénat, qui se doit d’aborder avec courage et hauteur de vue les grandes questions qui traversent la société française.

Pour le groupe RDSE, il n’y a « rien de plus noble que de s’attarder sur notre condition humaine » et d’œuvrer à une législation qui incarne une vision humaniste de l’existence, jusqu’à son terme, fondée sur les principes cardinaux de liberté, de dignité et d’autonomie de chaque individu.

via Press Agence.