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PARIS : Affaire Drakarys – La fédération ECF réclame…

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PARIS : Affaire Drakarys – La fédération ECF réclame des excuses publiques après un jugement décisif

La fédération ECF salue un jugement qui blanchit l’ex-président du CNOEC Lionel Canesi et demande des excuses publiques à ses détracteurs.

La Fédération des Experts-Comptables et Commissaires aux Comptes de France (ECF) a pris acte, par un communiqué du 22 avril 2026, du jugement rendu par le Tribunal judiciaire de Paris le 14 avril dernier. Cette décision, qualifiée d’« étape décisive » par la fédération, vient clore un long chapitre de controverses autour du projet Drakarys et de l’ancien président du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables (CNOEC), Lionel Canesi, en poste de 2020 à 2022.

Un projet présidentiel validé par la justice

Au cœur du litige se trouvait la création d’un fonds d’investissement destiné à assurer l’indépendance numérique de la profession comptable. Ce projet, porté par Lionel Canesi durant son mandat, avait fait l’objet de vives critiques et de multiples actions en justice. Le tribunal a finalement tranché en faveur de l’ancien président, estimant que l’initiative s’inscrivait légitimement dans le cadre de ses missions et de son programme électoral de 2020.

Le jugement établit ainsi que le projet relevait bien des responsabilités inhérentes à la fonction présidentielle du CNOEC, mettant un terme aux accusations qui pesaient sur Lionel Canesi. Pour la fédération ECF, cette décision judiciaire réhabilite non seulement l’homme, dont l’intégrité avait été publiquement mise en cause, mais valide également la vision stratégique qui sous-tendait le projet.

L’utilisation des cotisations en question

Au-delà de la validation du projet, le jugement soulève, selon la fédération ECF, des questions sur la gestion des ressources de l’Ordre. La fédération s’interroge publiquement sur l’utilisation des cotisations professionnelles pour financer des actions judiciaires aujourd’hui désavouées par la justice. Elle souligne que ces fonds, provenant de l’ensemble des experts-comptables, ont servi à alimenter une procédure qui visait un projet pourtant conforme au mandat confié à la présidence. Des éclaircissements sont désormais demandés sur les conditions dans lesquelles ces moyens ont été mobilisés.

Un appel à des excuses publiques et à la transparence

Forte de cette décision de justice, la fédération ECF monte au créneau et demande des comptes. Elle appelle formellement EPA (Experts-comptables et Commissaires aux comptes de France), l’IFEC (Institut français des experts-comptables et des commissaires aux comptes) et l’actuel Conseil National à présenter des excuses publiques à Lionel Canesi.

La fédération étend cette demande d’excuses à l’ensemble des professionnels, estimant qu’ils « doivent pouvoir compter sur des institutions exemplaires ». Pour ECF, cette affaire doit marquer un tournant et initier une réflexion collective profonde sur le fonctionnement des instances représentatives de la profession. Les principes d’éthique, de transparence et de cohérence dans l’action institutionnelle sont mis en avant comme des piliers à renforcer de toute urgence.

En conclusion de son communiqué, la fédération appelle tous les acteurs du secteur à « tirer toutes les conséquences de cette décision » et à travailler ensemble, dans un esprit de responsabilité, pour restaurer l’unité et la confiance au sein de la profession comptable.