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PARIS : 52% des jeunes envisagent de travailler dans l’IA – Etude IFOP Jedha AI School
IFOP dévoile les résultats d’une étude menée pour Jedha AI School “Les jeunes face à l’IA”.
Cette enquête, réalisée en octobre 2025 auprès de 1 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans, a pour but de comprendre leur réaction face à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle ainsi que leur appétence et leurs exigences en matière de formation. « Les jeunes sont des early-adopters de l’IA : ils jouent un rôle clé dans l’adoption et la diffusion des pratiques liées à l’IA en France et nous donnent donc un aperçu de la manière dont nous l’utiliserons dans les prochaines années. A travers cette étude, nous voulions également comprendre leur perception des métiers de l’IA. Que savent-ils de ces professions ? Ont-ils conscience des opportunités ? Souhaitent-ils se former et si oui dans quelles conditions ? » explique Valérie Dmitrovic, la directrice générale de Jedha AI School.
Le recours à l’IA est 2 fois plus important chez les jeunes qu’au sein de la population française
L’étude révèle que 89 % des 16–25 ans ont déjà utilisé un outil d’IA générative (ChatGPT, Grok, Gemini, Perplexity ou Claude) : c’est 2 fois plus que dans l’ensemble de la population française (43 %). 73 % des jeunes de moins de 25 ans utilisent l’IA chaque semaine, contre 22 % pour la population générale. 25% des jeunes français utilisent même l’IA tous les jours. La génération Z intègre l’IA car elle la considère utile (82%) ; ils s’en servent avant tout pour être plus productifs. Cette perception positive s’intensifie avec la fréquence d’usage : parmi les jeunes qui utilisent l’IA chaque jour, 79 % la considèrent comme très utile (contre 38 % pour l’ensemble des jeunes).
Plus d’un jeune sur 2 voit dans l’IA une source d’opportunités
Dans le monde du travail, les jeunes se montrent partagés quant à l’arrivée de l’IA : 53 % voient l’IA comme une opportunité avec la création de nouveaux emplois tandis que 47 % y voient une menace pour l’emploi. “Les jeunes voient dans l’IA une source d’opportunités et se montrent prêts à s’adapter pour en tirer parti. Ce décalage illustre un réflexe de survie professionnelle. Conscients que l’IA va transformer, voire menacer certains emplois, les jeunes considèrent que leur meilleure stratégie est de se positionner du côté des concepteurs plutôt que des impactés“ décrypte Valérie Dmitrovic.
Bien qu’encore mal connus, les métiers de l’IA séduisent massivement les jeunes
- 70 % des jeunes les jugent attractifs pour leur avenir professionnel, dont 17 % les trouvent très attractifs.
- Plus d’un jeune sur deux (52 %) envisage de travailler un jour dans les métiers de l’IA. 11% en ont même déjà fait leur projet professionnel.
Parmi les métiers de l’IA, ceux liés à la mise en place d’infrastructures techniques sont les plus plébiscités (32 %). Un choix particulièrement judicieux, car ces métiers reposent sur des compétences que l’IA elle-même peine à automatiser.
Cet engouement pour les métiers de l’IA est en partie freiné par un manque d’information, preuve qu’il est encore nécessaire d’éduquer sur l’IA et ses débouchés :
- Seuls 31 % des jeunes déclarent bien connaître les métiers liés à l’IA, tandis que 50 % en ont simplement entendu parler sans savoir précisément de quoi il s’agit.
- Parmi les jeunes ne souhaitant pas se former à l’IA, 31% citent le manque d’informations sur les métiers comme le principal frein pour s’intéresser à ce domaine.
Les jeunes sont demandeurs de formations de l’IA …
Les jeunes français sont conscients des opportunités professionnelles créées par l’Intelligence Artificielle et souhaitent les saisir. Pour y parvenir, ils sont demandeurs de formations dans le domaine de l’IA :
- 68 % des 16–25 ans se déclarent intéressés pour suivre une formation en IA.
- 66 % sont intéressés par une formation courte et pratique, leur permettant d’utiliser l’IA dans leur métier sans devenir expert de l’IA pour autant.
- Plus de la moitié des jeunes (56 %) savent qu’il existe en France des écoles spécialisées en IA, comme la Jedha AI School, et 33 % se disent intéressés à en rejoindre une. “Les jeunes abordent l’intelligence artificielle et ses changements avec beaucoup de pragmatisme. L’intérêt de la génération Z pour l’IA découle avant tout de la transformation attendue du marché du travail plus que d’une véritable passion ces nouvelles technologies” analyse la directrice de Jedha AI School. Les motivations à se former à l’IA sont avant tout professionnelles :
- 37 % souhaitent développer de nouvelles compétences utiles pour l’avenir,
- 23 % veulent se démarquer sur le marché du travail,
- 14 % espèrent lancer un projet entrepreneurial.
… à condition qu’elles intègrent des enseignements sur l’éthique de l’IA
Si les jeunes se montrent très demandeurs de formations en intelligence artificielle, plusieurs freins limitent leur passage à l’action. Le principal obstacle cité par la gen Z est celui des risques éthiques liés à l’IA : 22 % des jeunes le citent comme frein majeur, et cette proportion monte à 43 % parmi ceux qui ne souhaitent pas se former à l’IA. Cette préoccupation s’accompagne de fortes attentes :
- 85 % des jeunes jugent essentiel que les formations en IA intègrent des enseignements sur l’éthique de l’IA.
- Les freins plus pratiques arrivent ensuite : le coût ou la durée des formations, le manque de débouchés clairs, et le manque d’informations sur les métiers de l’IA (tous trois cités comme frein principal par 16 % des jeunes).
- La technicité perçue de ces métiers, souvent évoquée comme barrière, ne vient qu’en quatrième position (13 %).