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PARIS : 5 minutes pour comprendre la dette publique

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PARIS : 5 minutes pour comprendre la dette publique

À la fin du deuxième trimestre 2024, la dette publique s’établit à 3 228,4 milliards d’euros d’après la dernière publication de l’INSEE en date du 27 septembre 2024, soit 112 % du PIB.

Selon le baromètre Elabe du 3 octobre dernier, 82 % des Français jugent urgent de réduire la dette publique en France. Mais, concrètement, à quoi correspond cette dette ? Comment est-elle générée ? À l’aide de questions/réponses, on vous aide à mieux comprendre ce sujet.

Qu’appelle-t-on dette publique ? Comment la définir ?

La dette publique désigne l’ensemble des emprunts contractés par les administrations publiques qui ne sont pas encore remboursés.

© Ministères économiques et financiers – source INSEE

Ces administrations publiques désignent :

  • l’État,
  • les organismes divers d’administration centrale (ODAC) : il s’agit notamment des établissements tel que les universités, les musées, etc.
  • les administrations publiques locales : cela correspond aux collectivités territoriales, aux établissements publics locaux, aux organismes consulaires (CCI, CMA, Chambre d’agriculture), etc.
  • les administrations de Sécurité sociale : il s’agit principalement du régime général et des régimes spéciaux de Sécurité sociale, des régimes d’assurance chômage, des régimes complémentaires de retraites, des hôpitaux publics, etc.

À savoir

Il existe plusieurs définitions de la dette publique. Celle que nous utilisons est la dette des administrations publiques au sens du Traité de Maastricht, c’est-à-dire selon la comptabilité utilisée par l’Union européenne et ses pays membres.

Pourquoi la France doit-elle emprunter ? Et quelles en sont les conséquences ?

© Ministères économiques et financiers – source INSEE

Tous les ans, la France se dote d’un budget. Celui-ci correspond à l’ensemble de ses ressources d’une part, et de ses dépenses d’autre part :

  • Les ressources proviennent principalement des impôts et taxes payés par les citoyens et les entreprises.
  • Les dépenses correspondent à l’argent utilisé pour financer l’action publique : éducation, justice, police, transports, etc.

Depuis cinquante ans, les dépenses sont supérieures aux recettes : le budget est donc déficitaire.

Pour financer cette différence et permettre de continuer à financer l’action publique, la France contracte des emprunts. L’ensemble de ces emprunts constitue la dette publique.

Déficit public et déficit budgétaire, quelles différences ?

Le déficit budgétaire désigne le déficit du budget de l’État.

Le déficit public quant à lui désigne le déficit de l’État auquel on ajoute celui de toutes les administrations publiques, au sens du traité de Maastricht. Il prend en compte l’État, mais aussi la Sécurité sociale et les collectivités locales.

C’est ce dernier qui est regardé par l’Union européenne, mais aussi par les agences de notation. Selon les règles européennes applicables aux pays de la zone euro, ce déficit doit rester sous la barre des 3 % du PIB.

Pourquoi s’endetter ? Quels impacts sur le budget ?

La dette a également un impact sur le budget. Les intérêts payés représentent un coût : on parle alors de la charge de la dette. En augmentant la dette publique, l’État augmente aussi ses dépenses. La charge de la dette est un poste important de dépenses : environ 7 % du budget de l’État.

Cet endettement peut servir à soutenir l’économie dans les périodes de crise et de ralentissement de l’activité, ou à financer des investissements utiles pour l’avenir du pays (innovation, transition écologique, etc.).

En revanche, une accumulation de dettes comporte des risques : elle canalise l’épargne privée et limite les investissements privés, limite la capacité à réagir en cas de crise et renchérit le coût de l’emprunt et conduit à consacrer une part croissance des ressources aux charges d’intérêt.

SOURCE : Ministère de l’Économie et des Finances et Entreprendre.Service-Public.fr.