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PARIS : 1er Baromètre Européen de l’IA – Quelle…

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PARIS : 1er Baromètre Européen de l’IA – Quelle place pour les femmes dans la tech ?

JFD – Join Forces and Dare – dévoile sa 13ème étude annuelle avec la publication du premier baromètre européen dédié à l’intelligence artificielle.

Cette analyse inédite explore en profondeur les impacts, opportunités et défis de l’IA dans 8 secteurs économiques à travers 8 pays en Europe. Remis au président de la République française, Emmanuel Macron, et à Clara Chappaz, Ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, à l’occasion du Sommet pour l’Action sur l’IA, l’étude de JFD réalisée avec EY Fabernovel, OpinionWay et un comité d’acteurs économiques internationaux pionniers de l’IA, présente des recommandations concrètes pour faire de l’IA un réel vecteur de progrès, dans un contexte où elle transforme radicalement les entreprises et les sociétés. A cet égard, les premiers résultats sont encourageants tout en appelant à aller plus loin :

  • 65 % des entreprises interrogées disposent d’un responsable IA siégeant au comité exécutif.
  • Plus du quart (29%) des responsables IA siégeant au comité exécutif des entreprises interrogées sont des femmes.
  • Plus de la moitié (51%) des entreprises interrogées ont mis en place des protocoles pour tester et corriger les biais de leurs modèles.
  • 88 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements en IA au cours des 12 prochains mois.
  • 25% des entreprises interrogées ont déployé leurs propres LLMs.

Basée sur une consultation de plus de 400 dirigeants européens, enrichie par des données publiques analysées et l’expertise d’un comité éditorial d’acteurs économiques internationaux, la 13ème étude annuelle de JFD couvre 8 pays européens1 et 8 secteurs2 . Delphine Remy-Boutang, fondatrice & CEO de JFD, déclare : « Le baromètre européen de l’IA by JFD est une boussole essentielle pour orienter l’Europe vers une IA plus responsable, compétitive et performante. En 2025, JFD met l’audace et le collectif au service de l’émergence des femmes dans l’IA avec sa campagne “Women rAIsing”. Les femmes qui réussiront dans l’IA seront celles qui sauront relier la tech et le business. C’est l’océan bleu de l’IA : un espace immense d’opportunités à saisir ! » Avec 26 % de femmes dans le secteur de l’IA en Union européenne, contre 22 % dans le monde, l’Europe affiche une avance en matière de mixité. Si la parité reste un objectif à atteindre, cette progression témoigne d’une dynamique positive qui pourrait faire de l’Europe un modèle d’inclusion et de diversité. En renforçant cet élan, elle peut non seulement accélérer la parité, mais aussi favoriser une IA plus éthique, performante et donc porteuse de progrès pour l’ensemble de la société.

Les 5 piliers de mesure du progrès pour la société et l’économie

Depuis deux ans, l’intelligence artificielle s’est démocratisée. 2025 s’annonce comme une année charnière comme en attestent les nombreux projets en cours à l’échelle mondiale. Mais peut-on s’assurer que ce développement rime avec progrès ? Le baromètre européen de l’IA by JFD s’appuie sur cinq piliers de mesure pour orienter le développement d’une IA centrée sur l’humain. Véritable outil d’intérêt public, il contribue à façonner l’avenir technologique de la France et de l’Europe. Les pays européens analysés adoptent une approche relativement uniforme en IA, mais la France et le Royaume-Uni se démarquent par leur maturité, leurs investissements majeurs et leurs initiatives éthiques.

  1. Accès et inclusion

L’intelligence artificielle devient un enjeu stratégique pour les entreprises européennes, qui l’intègrent progressivement au plus haut niveau de leur gouvernance. Aujourd’hui, 65 % des entreprises interrogées comptent un responsable IA au sein de leur comité exécutif. Toutefois, la parité reste un défi : seulement 29 % des responsables IA siégeant au comité exécutif de ces entreprises sont des femmes (24 % en France). Cette proportion atteint 38 % au Royaume-Uni et en Irlande. Le secteur le plus exemplaire en la matière est celui de la finance et de l’assurance (51 %).

  1. Usage et transformation sectorielle

 L’IA transforme déjà les métiers et les écosystèmes, estiment 80 % des professionnels interrogés. Cela conduit les entreprises à accélérer leur stratégie d’adoption et d’investissement dans l’IA. Ainsi, 99 % des entreprises interrogées ont déjà investi dans l’IA, et parmi elles, 40 % allouent entre 1 et 5 % de leur chiffre d’affaires à cette technologie. Cette tendance devrait s’accélérer puisque 88 % des entreprises prévoient d’augmenter leurs investissements en IA au cours des 12 prochains mois. En Espagne, une entreprise sur deux alloue 6 à 10 % de son chiffre d’affaires à l’IA (37 % en France).

  1. Emploi

L’IA redessine profondément le marché du travail. 40 % de l’emploi mondial est exposé aux transformations liées à l’IA, avec des impacts positifs et négatifs selon les secteurs. En Europe, la fonction la plus impactée selon les entreprises interrogées sont les systèmes d’information (50 %). Cependant, son potentiel d’optimisation est largement reconnu : 95 % des professionnels estiment qu’elle peut accroître la productivité des employés. Les pays interrogés adoptent une vision commune et cohérente sur le potentiel de l’IA.

  1. Confiance

L’éthique et la transparence restent des enjeux majeurs pour une adoption responsable de l’IA. Aujourd’hui, 51 % des entreprises interrogées ont mis en place des protocoles pour tester et corriger les biais de leurs modèles. Mais seules 33 % des entreprises européennes disposent d’un comité d’éthique dédié à l’IA, un levier essentiel pour renforcer la confiance des utilisateurs et des parties prenantes. La plus avancée en la matière est la France (56 %) et les secteurs qui se démarquent le plus sont l’automobile et le transport (61 %), et divertissement, médias et télécommunications (60 %).

  1. Maturité et souveraineté technologiques

Si l’Europe se positionne comme un acteur clé de l’IA, des défis persistent en matière de souveraineté technologique. 74 % des entreprises interrogées n’ont pas déployé leur propre modèle de langage (LLM), mais la plupart étudient la question (61 %). Actuellement, 14 % des 28 LLM les plus utilisés dans le monde sont européens, soulignant la nécessité d’accélérer l’innovation. L’investissement est un levier essentiel avec des stratégies dédiées et des engagements majeurs en Allemagne (3 milliards €), en France (1,5 milliard €), au Royaume-Uni (1,16 milliard €) et en Italie (1 milliard €).