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PAMPELUNE : Fêtes de San Fermín – PETA interpelle l’Église catholique sur la « cruauté » de la corrida

À la veille des célèbres fêtes de San Fermín, les associations PETA et AnimaNaturalis ont organisé une action choc pour dénoncer la corrida.

Pampelune, Espagne – L’ambiance était à la contestation ce dimanche 5 juillet devant l’hôtel de ville de Pampelune. En amont du traditionnel lâcher de taureaux des fêtes de San Fermín, plusieurs dizaines de militants des associations PETA et AnimaNaturalis se sont rassemblés pour une mise en scène spectaculaire. Un activiste incarnant Jésus, une couronne d’épines sur la tête, s’est tenu face à des sympathisants recouverts de faux sang, symbolisant les taureaux victimes de la corrida.

Leur message, brandi sur des pancartes, était sans équivoque : « Tu ne tueras point » et « La corrida est un péché ». L’objectif de cette action coup-de-poing était d’interpeller directement l’Église catholique, lui demandant de condamner fermement ces pratiques et de couper tout lien avec l’industrie tauromachique.

Un appel à la dissociation

Pour les défenseurs des animaux, l’association de fêtes religieuses à la corrida est une perversion des valeurs chrétiennes de compassion. Ils dénoncent une forme de caution morale apportée à ce qu’ils qualifient d’acte de torture.

« L’industrie de la corrida exploite la foi catholique pour légitimer la cruauté, pervertissant les enseignements de compassion du Christ. La doctrine catholique affirme que torturer des animaux est un péché, pourtant des centaines de taureaux sont poignardés, torturés et tués chaque année lors de fêtes catholiques », a déclaré Mimi Bekhechi, directrice exécutive de PETA.

Elle ajoute : « L’Église doit condamner ces « spectacles » cruels qui tournent le message du Christ en dérision. »

Le sort des taureaux dénoncé

Au-delà de l’interpellation religieuse, PETA a rappelé le calvaire enduré par les animaux. L’association décrit des taureaux, êtres sociaux et calmes dans leur milieu naturel, terrorisés par la course dans les rues pavées. Les risques de blessures graves, de fractures ou de collisions sont élevés avant même leur entrée dans l’arène.

Le communiqué de l’association détaille ensuite le déroulement de la mise à mort : « Un à un, ils sont poignardés avec des lances et des banderilles, puis un matador tente de les tuer en leur transperçant les poumons avec une épée. En cas d’échec, il leur tranche la moelle épinière à l’aide d’un couteau. » PETA insiste sur le fait que les animaux peuvent rester conscients bien que paralysés durant cette agonie.

PETA, dont la devise est que « les animaux ne nous appartiennent pas et [que] nous n’avons pas à les utiliser pour nos divertissements », rappelle qu’un taureau ressent la douleur et la peur au même titre que d’autres animaux plus familiers.

Pour plus d’informations, l’association renvoie vers son site PETAFrance.com (https://www.petafrance.com/). Photo PETAFRANCE.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).