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NÎMES : Musique indépendante – Le festival Tinals rev…

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NÎMES : Musique indépendante – Le festival Tinals revendique un format intimiste pour son édition 2026

Le festival This Is Not A Love Song fait son retour à Nîmes les 5 et 6 juin avec une jauge limitée et une affiche pointue.

Les 5 et 6 juin prochains, la salle Paloma se transforme en épicentre des musiques indépendantes. Après une parenthèse en 2025 sous l’appellation « Beau Weekend », l’événement nîmois retrouve son identité originelle : This Is Not A Love Song, affectueusement surnommé Tinals par ses habitués. Dès sa création en 2013, le festival s’est forgé une solide réputation en s’imposant comme un refuge pour les amateurs de rock indé et de pop aventureuse. L’organisation annonce aujourd’hui l’ouverture officielle des demandes d’accréditation pour les professionnels des médias, accessibles via un formulaire dédié en ligne (https://7vtol.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeG13Dk0WTZ5nVSaHrNUi/a3NKsS6LdVEj).

Le choix audacieux d’une jauge réduite

À l’heure où l’industrie musicale mise souvent sur le gigantisme, Tinals prend le contre-pied en défendant un format strictement encadré. Bien que l’espace du festival ait été repensé et agrandi avec l’intégration de son jardin éphémère, la jauge est volontairement bloquée à 3 000 spectateurs par soir. Cette décision traduit une conviction profonde de l’équipe organisatrice : préserver le confort du public, fluidifier les circulations et garantir une intimité rare entre les artistes et la fosse.

Cette approche qualitative semble porter ses fruits. Près de 40 % des billets ont déjà trouvé preneurs sous forme de « blind pass », avant même l’annonce de la programmation. Une preuve indéniable de la confiance que le public accorde à la direction artistique. Côté tarifs, le pass pour les deux soirées est affiché à 78 euros, tandis que le billet journalier oscille entre 42 et 46 euros en prévente (avec une majoration de 3 euros sur place). La billetterie officielle (https://7vtol.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeG7ufspTejFHbHt1pg4y/Nzl-YbFPFWC3) propose également la gratuité pour les enfants de moins de 10 ans et pour les accompagnateurs de personnes en situation de handicap nécessitant une assistance.

Une première journée sous le signe de la diversité

La programmation complète (https://7vtol.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeFuBlbBZIOwJPdHXt4uS/HnRru-6QG27L) reste fidèle à la philosophie historique du projet : mettre en lumière les talents émergents plutôt que d’empiler des têtes d’affiche consensuelles.

Le vendredi 5 juin s’annonce particulièrement dense avec le retour événementiel de 16 Horsepower. Le groupe culte, pionnier de la country gothique dans les années 1990, se reforme avec son trio principal pour la première fois depuis 2005. À leurs côtés, les Canadiens de Men I Trust déploieront leur électro-pop en apesanteur, tandis que les Américains de Brigitte Calls Me Baby conjugueront le romantisme des années 1950 au rock des années 2000.

La scène britannique s’illustrera avec Black Country, New Road, venu défendre un troisième album mêlant folk et pop baroque, ainsi qu’avec Body Horror, formation londonienne fusionnant l’énergie des raves et le post-punk. Leur musique est perçue comme « un post-punk dur, rythmique et électro, une bande-son sauvage à la New Order, survolée d’un ricanement irrévérencieux », souligne Steve Lamacq, journaliste sur BBC Radio 6.

Le rock hexagonal ne sera pas en reste avec le duo Bandit Bandit et son énergie frontale, tandis que la Française Augusta apaisera l’atmosphère avec un folk minimaliste. Le public découvrira également les dérives psychédéliques de Levitation Room, la transe noise-rock de Model/Actriz, le post-punk des Néerlandais d’Iguana Death Cult ou encore l’indie rock viscéral de Ben Kweller. Enfin, le projet belge Dressed Like Boys et les Français d’Avalon Bloom viendront enrichir ce panorama électrique.

Une clôture explosive annoncée

La journée du samedi 6 juin maintiendra ce niveau d’exigence. Les festivaliers pourront se confronter à l’énergie chaotique du collectif de Bristol Knives, qui oscille entre post-punk et hardcore. À l’opposé du spectre sonore, Quickly, Quickly, projet du multi-instrumentiste américain Graham Jonson, proposera une pop psychédélique hautement mélodique. Les Irlandais de NewDad compléteront cette affiche avec leur rock alternatif intimiste teinté de nostalgie.