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NICE : Union de la gauche – « Nice Front Populaire » dénonce une rupture « unilatérale et définitive » des négociations

À Nice, les négociations pour une liste unique de gauche ont échoué, Nice Front Populaire dénonçant une rupture unilatérale et « insincère ».

Le projet d’une liste unie de la gauche et de l’écologie à Nice, destinée à faire face à Éric Ciotti et Christian Estrosi, a tourné court ce lundi 16 mars 2026. Dans un communiqué au ton amer intitulé « Unis pour leurs places », le collectif Nice Front Populaire (NiFP) a annoncé la rupture brutale des pourparlers avec la liste Unis pour Nice, accusant cette dernière d’avoir orchestré un échec prémédité et de faire primer des « intérêts individuels » sur l’enjeu politique local.

NICE : Union de la gauche - "Nice Front Populaire" dénonce une rupture "unilatérale et définitive" d

Une rencontre pour l’unité avortée

Tout avait pourtant commencé sous des auspices constructifs. Ce lundi matin, une délégation de Nice Front Populaire, composée de Mireille Damiano, Olivier Salerno, Anne-Laure Chaintron et David Nakache, s’est rendue à une réunion initiée par la liste concurrente Unis pour Nice, représentée par Julien Picot, Gilles Verrier, Pauline Nales et Jean-Christophe Picard. L’objectif affiché était de discuter des « modalités d’une liste unique ».

Selon le récit de NiFP, la discussion s’est déroulée sans heurts majeurs. « Lors des échanges, il n’y a pas eu de blocage sur les questions programmatiques et aucune ligne rouge imposée sur les composantes d’une nouvelle liste », précise le communiqué. Le collectif assure avoir fait une proposition concrète pour sortir de l’impasse, après que ses interlocuteurs n’en ont formulé aucune. « Nous leur avons soumis la constitution d’une ébauche de liste équilibrée en fonction des poids de nos électorats respectifs », détaille le texte.

Une rupture brutale et inattendue

La suite des événements a pris une tournure radicalement différente. À l’issue de la rencontre, les deux délégations ont convenu de faire une déclaration commune à la presse présente sur place, afin d’acter « cette première étape, dans l’attente d’un retour » de la part d’Unis pour Nice en début d’après-midi.

Cependant, la réponse est arrivée bien plus tôt et par un autre canal. « Moins de 20 minutes plus tard, Julien Picot a appelé Mireille Damiano pour l’informer d’un refus unilatéral et définitif de leur part, sans possibilité de poursuivre les négociations », relate le communiqué de Nice Front Populaire. Le collectif affirme que, dans le même temps, Unis pour Nice publiait « un communiqué préparé à l’avance », preuve selon eux d’une manœuvre déloyale.

De vives accusations d’insincérité

Pour Nice Front Populaire, le doute n’est plus permis. « Nous ne pouvons que constater l’insincérité de leur démarche », assène le collectif, qui accuse frontalement la liste menée par Juliette Chesnel-Le Roux de poursuivre une « stratégie irresponsable et inconsciente ».

Le communiqué se fait particulièrement virulent en dénonçant les motivations supposées de ses anciens partenaires de discussion : « Ce procédé démontre que les intérêts des niçoises et des niçois sont écartés aux profits de leurs intérêts individuels ». L’échec des négociations est ainsi imputé à des ambitions personnelles plutôt qu’à des désaccords de fond.

Le barrage à l’extrême droite compromis

Au-delà de la querelle politique locale, Nice Front Populaire déplore les conséquences de cette division. Le collectif met en parallèle la situation niçoise avec d’autres villes de France où des accords similaires ont été conclus « face au danger de l’extrême droite, d’Avignon à Toulouse en passant par Lyon ». À Nice, « la liste Unis pour Nice met fin immédiatement à toute possibilité de front commun face à l’extrême droite », regrette amèrement le communiqué.

Malgré cet échec, le collectif réaffirme sa ligne de conduite pour l’avenir : « Le barrage à l’extrême droite et à la droite extrême qui lui pave le chemin restera toujours notre boussole, continuons à y faire front ». La gauche niçoise se présentera donc divisée, compromettant ses chances de peser dans le futur paysage politique local.

via Press Agence.