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NICE : Thierry CHEVALLIER : « Le sacrifice français pour l’indépendance américaine, un devoir de mémoire »
Pour le 250è anniversaire de l’indépendance américaine, Thierry Chevallier rappelle le rôle crucial et le lourd tribut payé par la France.
Dans le cadre des célébrations du 250ème anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, Thierry Chevallier, président-fondateur de l’association France Etats-Unis – French Riviera & Monaco, a prononcé une allocution marquante le 3 juillet dernier. Il y a rappelé avec force le rôle déterminant mais souvent méconnu de la France dans la Révolution américaine, insistant sur un « devoir de mémoire » essentiel pour comprendre la profondeur des liens qui unissent les deux nations.
Son association, désignée « partenaire unique » de l’Ambassade des États-Unis pour cet anniversaire, a lancé les commémorations dès le 24 janvier 2026, soulignant que toute l’année est consacrée à cet événement historique, bien au-delà de la seule date du 4 juillet.
Un tribut humain colossal et méconnu
Le cœur du message de Thierry Chevallier a été de mettre en lumière le sacrifice humain des forces françaises. S’appuyant sur plus de dix années de recherches historiques, il a détaillé un bilan souvent ignoré.
« Le sang versé par les armées de terre et de mer Françaises pour la Cause Américaine […] s’élève à 2 112 morts, bilan qui sera revu à la hausse après un recensement de notre Ministère de la Guerre le 17 juin 1836 […] nous amenant à un bilan définitif officiel de 2 119 morts », a-t-il précisé.
Il a ajouté que ce chiffre pourrait être bien plus élevé, avoisinant les 5 000 morts en tenant compte des disparus et des méthodes de recensement de l’époque. Face à ce constat, il a annoncé une initiative à venir : « Nous allons travailler sur une mise en lumière de cette implication de la France avant la fin de cette année de célébrations. Ce travail est primordial car il met en lumière cette mémoire essentielle à l’histoire de la force des liens entre nos deux Nations ».
Des figures historiques au cœur de la victoire
L’intervention a également mis en avant les personnalités françaises qui ont changé le cours de la guerre. Outre des figures emblématiques comme le Marquis de Lafayette, le Général de Rochambeau ou le financier Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, un hommage particulier a été rendu à l’Amiral François Joseph Paul de Grasse, natif du Bar-sur-Loup. Sa victoire navale décisive en baie de la Chesapeake a permis la chute de Yorktown en 1781, un tournant majeur du conflit. Une célébration de cette victoire est d’ailleurs prévue à Grasse en septembre prochain.
Thierry Chevallier a rappelé que l’engagement de la France ne fut pas seulement militaire, mais aussi diplomatique, le royaume de Louis XVI ayant œuvré pour faire reconnaître les jeunes États-Unis auprès des nations européennes dès février 1778.
Une amitié scellée dans les épreuves du 20ème siècle
L’allocution a ensuite souligné la réciprocité de cette alliance au cours des conflits mondiaux. De l’engagement des pilotes américains dans l’Escadrille Lafayette durant la Première Guerre mondiale au célèbre « Lafayette, nous voici ! » prononcé sur la tombe du marquis le 4 juillet 1917, les États-Unis ont répondu présents.
Ce soutien fut à nouveau décisif lors de la Seconde Guerre mondiale, avec le sacrifice des soldats américains pour la Libération de la France, puis avec le Plan Marshall qui a permis la reconstruction du pays. Des gestes forts, comme celui du Général Patton autorisant la 2ème Division Blindée du Général Leclerc à entrer la première dans Paris, symbolisent cette fraternité d’armes.
Perpétuer la mémoire pour les nouvelles générations
En conclusion, Thierry Chevallier a insisté sur la nécessité de transmettre cette histoire commune. Il a repris les mots de Kristen Grauer, ancienne Consule Générale des États-Unis à Marseille :
« Nous avons pour mission de transmettre cette histoire commune à nos enfants, à nos petits-enfants et à nos arrières petits-enfants, pour qu’à leur tour, ils la transmettent ».
Annonçant plusieurs projets concrets comme le lancement d’une section « New Generation » au sein de son association et la construction d’une bibliothèque dédiée à Henry Kissinger, il a réaffirmé son engagement à faire vivre cette mémoire partagée, socle de valeurs communes : la Liberté, la Démocratie et les Droits de l’Homme.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

