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NICE : « Tempêtes Baroques », vendredi 3 octobre par l’Ensemble baroque de Nice
A l’occasion de l’année de la mer à Nice, l’Ensemble Baroque de Nice, en partenariat avec le CNRS (GEO-AZUR, IREMUS) et soutenu par l’IFREMER*, a le plaisir de vous présenter la journée « Tempêtes Baroques », projet d’union entre art et sciences.
Cette journée débutera par une série de conférences de musicologues, géologues, météorologues réunis au Palais de l’Agriculture entre 10h et 17h afin de porter un regard croisé sur le phénomène de la tempête et de ses représentations musicales à l’époque baroque.
Elle se conclura par un grand concert (entrée libre) à la cathédrale Sainte Réparate de Nice. A cette occasion, Water Music de GP Telemann servira de fil conducteur à cette soirée où la soprano Heather Newhouse interprètera les airs de tempête des grands compositeurs baroques.
Cette journée explorera ainsi la double dimension de l’homme : sa relation à la nature qui l’entoure et sa propre nature intérieure.
* L’Ifremer est un institut de référence en matière de connaissance de l’océan. Ses collaborateurs sont présents sur le littoral de l’hexagone et des Outre-mer, pour mener à bien une diversité de projets de recherche et d’innovation pour gérer durablement les ressources marines, pour protéger et restaurer les écosystèmes marins (ifremer.fr/fr)
Tempêtes lyriques : les ressorts de l’imitation musicale
L’évocation des tempêtes est un topos de l’opéra baroque, qu’il s’agisse de représenter sur la scène la mer déchaînée et les navires battus par les flots ou, de façon métaphorique, d’en convoquer les images pour exprimer les tourments de l’âme. Mais comment fonctionne concrètement l’imitation, c’est-à-dire la relation entre les figures codifiées de l’écriture musicale et leur référent, qu’il soit dramatique (la situation), visuel (la mise en scène) ou textuel (les paroles chantées) ? Pour éclairer cette question, deux extraits d’opéras créés la même année (1735) mais dans des sphères géographiques et des traditions lyriques différentes seront analysés : la scène de tempête de la première entrée ( Le Turc généreux ) des Indes galantes de Jean-Philippe Rameau et l’aria « Agitata da due venti » de la Griselda d’Antonio Vivaldi.
Raphaëlle Legrand, professeure de musicologie, Sorbonne Université, IReMus
PROGRAMME DU CONCERT
Georg Philipp Telemann (1681 – 1767)
Wassermusik
Antonio Vivaldi (1678 – 1741)
L’Olimpiade – Siam Navi all’onde algenti
Georg Friedrich Haendel (1685 – 1759)
Armida Abbandonata
Récit: Per te, mi struggo, infido
& Air : Venti, fermate sì
Georg Friedrich Haendel
Giulio Cesare – Da Tempeste
Antonio Vivaldi
Zeffiretti che Sussurrate
Henry Purcell (1659 – 1695)
La Tempête – Séchez ces yeux
Georg Friedrich Haendel
Israël en Egypte – Tu as soufflé
Jean-Philipe Rameau (1683 – 1764)
Princesse de Navarre – Vents furieux, tristes tempêtes

