NICE : Spectacle « Le journal de Marie BASHKIRTSEFF »
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NICE : Spectacle « Le journal de Marie BASHKIRTSEFF »
Le vendredi 7 juin 2024, Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, a assisté au vernissage de l’exposition « Berthe Morisot à Nice.
Escales impressionnistes » au musée des Beaux-Arts Jules Chéret en présence de S.A.R la Princesse de Hanovre, Robert Roux, Adjoint au Maire délégué à la Culture, Laurence Navalesi, Conseillère municipale subdéléguée aux Relations transfrontalières, à l’Enseignement privé et aux Cultes.
Cette exposition a été conçue dans le cadre de l’opération territoriale du musée d’Orsay pour les 150 ans de l’impressionnisme en partenariat avec le Palazzo Ducale de Gênes et avec le soutien déterminant de la famille de l’artiste.
Christian Estrosi a salué « la place qu’ont occupé Nice et la French Riviera dans l’histoire des mouvements artistiques et une exposition qui marque le début d’un nouveau cycle pour le musée des Beaux-Arts Jules Chéret. »
Ces tableaux présentés pour la première fois à Nice mettent en lumière des paysages de la Côte d’Azur, peints lors des deux séjours de Berthe Morisot sur la Riviera en hivers 1881 et 1888, et, plus largement, l’impressionnisme à Nice. Parmi les œuvres, on retrouve notamment Portrait de Berthe Morisot (1885, musée Marmottan Monet) et Portrait de Berthe Morisot et de sa fille (1885, coll. part.) mais aussi : Le Port de Nice et Les villas à Bordighera de Claude Monet, prêté par le Musée d’Orsay.
LES CONFÉRENCES
LE SPECTACLE
« LE JOURNAL DE MARIE BASHKIRTSEFF »
Pièce de théâtre, adaptation de Frédéric Rey, avec Jennifer Maria et Claude Galvez. Production La Semeuse. Vendredi 6 décembre 2024 pour les scolaires sur réservation. Samedi 7 décembre 2024 à 17h00 pour le grand public, entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Le spectacle aura lieu au musée des Beaux-Arts Jules Chéret. « Nous passons la journée à m’admirer, maman m’admire, la princesse G. m’admire. C’est que, vraiment, je suis jolie. J’aime la solitude devant une glace pour admirer mes mains si blanches, si fines, et à peine roses à l’intérieur » Née Maria Konstantinovna Bashkirtseva en Ukraine en 1858, la peintre et diariste Marie Bashkirtseff grandit loin de son pays natal. Embarquée par sa famille aristocrate de capitales en villes européennes, elle s’installe pour quelques années à Nice en 1870. C’est ici qu’elle commence son fameux « journal intime ». Le lecteur est d’emblée frappé par son extraordinaire narcissisme. À la fois agaçante, attendrissante, Marie se regarde vivre en étant totalement convaincue de la postérité de son œuvre. Si la réalité sociale du XIXe siècle a profondément changé, le narcissisme de Marie reste d’une formidable actualité.
Elle annonce le nombrilisme, l’individualisme forcené, mais aussi la solitude de “Narcisse” face à la vie et à la mort qui se sont développées dans notre société post-moderne. À l’heure où chacun écrit son blog, se mitraille de selfies pour les réseaux sociaux et rêve d’un quart d’heure à la télévision pour avoir la sensation d’exister, le journal de Marie nous donne à entendre les rêves d’une adolescente turbulente qui veut s’affirmer en tant qu’individu envers et contre tous les schémas que la société tente de lui imposer. Son narcissisme est avant tout un cri d’existence, un besoin délibéré d’être aimée et reconnue en tant qu’artiste. Sa courte vie effrénée et empreinte de romantisme a laissé derrière elle une foule d’écrits et d’œuvres picturales qui fascinent encore dans le monde entier. Spectacle coproduit avec le musée Félix Ziem de Martigues, dans le cadre de la commémoration des 140 ans du décès de Marie Bashkirtseff.


