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NICE : Seniors – Casa Barbara réinvente le « bien-vie…

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NICE : Seniors – Casa Barbara réinvente le « bien-vieillir » avec la signature Trigano

Face à l’isolement croissant des aînés, l’établissement niçois fondé par Serge Trigano propose un modèle de « maison-club » inédit mêlant autonomie, lien social et gastronomie signée Pierre Gagnaire.

Alors que l’espérance de vie s’allonge, dépassant désormais 85 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes, la question de la qualité de vie à la retraite devient centrale. En France, le constat est préoccupant : près de 750 000 seniors vivent en situation d’isolement profond et plus de 2 millions déclarent souffrir de solitude tout au long de l’année. C’est pour répondre à ce défi sociétal que Casa Barbara s’est implantée à Nice.

Ouvert en juin 2023, cet établissement entend rompre avec les codes traditionnels de l’hébergement pour personnes âgées. Ni EHPAD, ni simple résidence services, le lieu se définit comme une « maison-club » destinée aux seniors actifs désireux de maintenir une vie sociale intense.

L’esprit du « vivre ensemble » revisité.

Le concept porte la marque de fabrique de Serge Trigano. Héritier de la saga familiale du Club Méditerranée, pionnier des vacances conviviales dans les années 90, et co-fondateur plus récent des hôtels Mama Shelter avec ses fils, l’entrepreneur applique ici sa recette du « vivre ensemble » au troisième âge.

L’objectif affiché est de transformer la retraite en un nouveau chapitre dynamique. Loin de l’image médicalisée, l’établissement mise sur une ambiance « branchée » où design et hospitalité priment. « Ici, la solitude n’a pas sa place », promet l’équipe de direction, qui insiste sur la présence d’hôtes sur place pour garantir l’animation et la chaleur humaine au quotidien.

Une offre centrée sur l’activité et l’autonomie.

Concrètement, la structure abrite 105 appartements modernes, conçus pour préserver l’autonomie des résidents. Mais c’est dans les espaces communs que se joue la philosophie du lieu. Salons avec cheminée, salle de cinéma, terrasses et espaces d’ateliers créatifs sont pensés pour favoriser les échanges.

Les chiffres communiqués par l’établissement semblent valider cette approche participative : les activités quotidiennes (sport, danse, conférences, ateliers) enregistrent un taux de participation moyen de 80 %. L’ambition est de permettre aux résidents de continuer à voyager, apprendre et partager, loin de l’inactivité souvent redoutée après 65 ans.

La gastronomie étoilée comme levier social.

L’un des atouts majeurs de Casa Barbara réside dans son offre de restauration. Le restaurant « Barbara’s » propose une carte signée par le chef triplement étoilé Pierre Gagnaire. Au-delà de l’aspect culinaire, ce choix stratégique vise à faire du repas un moment de plaisir et non une simple nécessité.

Surtout, le restaurant est ouvert sur l’extérieur. Cette ouverture est cruciale pour le modèle : elle permet aux résidents de côtoyer leurs proches, mais aussi les voisins et les visiteurs de passage. Ce brassage intergénérationnel autour d’un déjeuner ou d’un apéritif contribue à intégrer la résidence dans la vie du quartier, évitant ainsi l’effet de vase clos.

Une alternative à la médicalisation.

Le positionnement de Casa Barbara est clair : « Pas de blouse blanche, pas de contraintes médicales ». Si la sécurité est assurée, l’esprit demeure celui d’un club où l’on vient pour « vivre fort ». Entre discussions animées dans les salons et dîners gastronomiques, le pari est de permettre aux seniors de renouer avec une vie sociale riche, de se faire des amis, voire de « retomber amoureux de la vie ». Une approche qui tente de redéfinir les contours du bien-vieillir en milieu urbain.