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NICE : Résidences de création Waku DOKI à Avignon du 2 au 6…

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NICE : Résidences de création Waku DOKI à Avignon du 2 au 6 février

Sentir son cœur battre dans ses tempes, dans son cou, dans ses cuisses, comme une preuve tangible de la vie qui s’écoule dans nos veines.

Répondre à cette pulsion, ce jaillissement incontrôlable, qui depuis notre tout premier cri nous fait aller de l’avant, inéluctablement, avec la peur au ventre. Peur irrépressible que tout s’arrête soudain.

Néant. Ressentir au plus profond de soi les émotions qui submergent, qui bouleversent, qui effrayent d’autant plus qu’elles nous laissent nus et désarmés devant le regard de l’autre. Toucher. Sentir. Partir en courant.

Répondre à la pulsation qui s’empare de notre corps, qui le secoue de plus en plus violemment. Saisir, étreindre dans un abandon salvateur. Se remettre à espérer. Aimer comme si c’était la première ou la dernière fois. Fuir à nouveau. Solitude dans la foule. Être seuls, tous ensemble. Se battre. Hurler.

S’arrêter enfin et basculer dans un autre état de perception. Respirer. Expirer. Sentir la vie s’insinuer en nous puis s’échapper inexorablement. Recommencer. Accepter.

Revenir à une écoute profonde, de soi, de l’autre, de notre environnement et des vibrations oubliées de la Nature.

Entendre à nouveau les sons premiers émis par toutes les formes de vie, accorder les corps et les voix, les faire résonner. Et peut-être, enfin, apporter le début d’une réponse, cohérente ou non, en tout cas sensible et poétique, à la quête de sens universel qui obsède l’Humanité depuis la nuit des temps.

– Éric Oberdorff –

Le Waku-Doki est le sentiment d’anticipation et la montée d’adrénaline que l’on ressent lorsqu’on est sur le point de faire quelque chose d’excitant, que l’on ne peut pas vraiment décrire, si intense que votre cœur bat plus vite, que vous tremblez presque d’excitation nerveuse.

Il s’agit d’un mot utilisé au Japon comme Waku Waku Doki Doki :

Wakuwaku = trembler, devenir nerveux
Dokidoki = le son des battements de cœur rapides

l’écriture chorégraphique
Avec ses quatre interprètes au plateau, Éric Oberdorff explore les états de corps lors de ce moment si particulier, à la fois incontrôlable et fragile, qui précède la charge émotionnelle. Il continue ainsi à faire œuvre en “interrogeant inlassablement la physicalité des corps et leurs connexions au monde en tant que passeurs de poétique“.

La thématique de la pièce l’amène à travailler à une écriture basée alternativement sur la fragilité et la puissance, l’individu et le groupe, dans l’écoute aigüe de l’autre.

Chorégraphe s’attachant à écrire avec une extrême précision et exigence les mouvements en fonction des interprètes, Éric a choisi pour cette création de privilégier un processus avec une partition commune très structurée, passant par des séquences répétitives et évolutives en relation avec la dramaturgie musicale, et des parties plus individuelles encourageant le développement de compositions singulières, selon les personnalités et les qualités de chacune et chacun des interprètes.

Du 19 au 23 janvier 2026, en résidence de création au Centre Chorégraphique National Roubaix Hauts-de-France.

Puis du 2 au 6 février 2026, direction le Théâtre de L’Oulle à Avignon
6 février : sortie de résidence/représentation

PREMIÈRE le 10 juillet 2026 / Salle Garnier – Opéra de Monte-Carlo

réservations

chorégraphie : Éric Oberdorff
vidéo-décor immersif : Étienne Guiol
lumière : Jean-Pierre Michel
costumes : Camille Pénager
musique : Terry Riley – In C
interprètes : Valerie Igolnikov, Jeanne Stuart, Luc Bénard, Léonard Vo Tan

production déléguée : Compagnie Humaine • partenariat & coproduction : Studio A+E / production du décor numérique immersif • coproductions, résidences & apports en industrie : Ballets de Monte-Carlo, KLAP Maison pour la danse Marseille, Centre Chorégraphique National Roubaix Hauts-de-France, Châteauvallon Le Liberté – scène nationale de Toulon Provence Méditerranée, Play False – réseau européen de coopération Studiotrade, Viseu, Portugal • résidence de création : Théâtre de l’Oulle – Avignon