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NICE : Quand la musique est bonne pour le cerveau

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NICE : Quand la musique est bonne pour le cerveau

Neuroplanète débutera le jeudi 14 mars à 17h30 par la soirée inaugurale au CHU de Nice.

L’événement continuera les 15 et 16 mars au Centre Universitaire Méditerranéen. Consacré aux extraordinaires pouvoirs du cerveau et aux neurosciences, Neuroplanète est organisé par Le Point en partenariat avec la Ville de Nice. L’événement est gratuit et accessible à tous sur inscription.

Le cerveau, maître d’orchestre de notre être, révèle progressivement ses mystères. Sa profonde implication dans tous les aspects de notre vie, de nos émotions à nos préférences, de nos interactions quotidiennes à notre créativité, continue de captiver les chercheurs. La nouvelle édition de Neuroplanète sera pleine de bons sens et une fois de plus, une pléiade de neuroscientifiques, chercheurs, médecins, philosophes, musiciens, comédiens et sportifs se rassembleront au Centre Universitaire Méditerranéen de Nice. Ils partageront leurs découvertes, échangeront leurs idées et nous plongeront dans l’exploration du monde fascinant du cerveau humain et de nos sens. Cette neuvième édition sera inaugurée, le vendredi 15 mars, par Christian Estrosi, Maire de Nice, président de la Métropole Nice Côte d’Azur.

Le programme :

Samedi 16 mars

● 10h00 / 10h45 – Quand la musique est bonne, bonne … pour le cerveau

Les chercheurs confirment et expliquent de mieux en mieux ses superpouvoirs. La musique stimule la mémoire (elle ravive même celle des personnes souffrant d’Alzheimer), elle booste l’humeur et régule les émotions. Elle facilite la coordination des mouvements (elle aiderait notamment les malades parkinsoniens à mieux se déplacer) et l’apprentissage du langage, voire celui des maths. Quant au chant, il permet de maintenir et de développer l’ensemble de nos fonctions cognitives. Tour d’horizon des bienfaits de cette « symphonie neuronale ». Avec Benjamin Morillon, chercheur Inserm en neurosciences cognitives, Institut de Neurosciences des Systèmes (université d’Aix-Marseille), Jérôme Palazzolo, psychiatre et psychothérapeute libéral à Nice et chercheur associé au LAPCOS (Laboratoire d’Anthropologie et de Psychologie Cliniques, Cognitives et Sociales) Université Côte d’Azur et Indiana Wollman, chercheuse en neurosciences, responsable de la recherche à la Philharmonie de Paris.

● 10h50 / 11h05 – Neurologues le jour, rockeurs la nuit Final de The Ripplers Cindy Pretty Girl, Théâtre Toursky (concert du 11 mars 2023) (vidéo 5’)

Ce qui se joue dans la tête de ces spécialistes du cerveau : Avec Fabrice Bartoloméi, professeur de neurologie, chef du service épileptologie et rythmologie cérébrale de l’hôpital de la Timone (Marseille) et Benjamin Morillon, chercheur Inserm en neurosciences cognitives, Institut de Neurosciences des Systèmes (université d’Aix-Marseille).

● 11h10 / 11h40 – Philosophie ou spiritualités : avons-nous besoin d’un supplément d’âme ?

Pressé par les avancées techniques rapides, l’être moderne ne sait plus trop où aller, vers quoi tendre. Nous ne sommes pas des machines. Nos sens, pour s’épanouir et se développer, nécessitent des aspirations qui dépassent nos propres personnes. La quête philosophique ou spirituelle peut donner de l’essence à ces sens. Avec Camille Riquier, philosophe, vice-doyen de la faculté de philosophie de l’Institut catholique de Paris, auteur de Nous ne savons plus croire (PUF 2020) et entretien avec Jérôme Cordelier, rédacteur en chef au Point.

● 11h45 / 12h30 – Modéliser le cerveau pour mieux le comprendre … et le soigner

Les effets combinés des mathématiques et de l’informatique permettent désormais d’analyser et d’interpréter l’activité du cerveau. En modélisant la connectivité cérébrale, il devient possible d’identifier les foyers où se déclenchent les crises d’épilepsie et les voies de propagation de la surcharge électrique. Enfin, l’intelligence artificielle (et les électro-encéphalogrammes réalisés dès l’entrée des patients dans le coma), aident à prédire leur état neurologique trois mois plus tard, après leur sortie de cette période difficile. Bienvenue dans le futur. Avec Fabrice Bartolomei, professeur de neurologie, chef du service épileptologie et rythmologie cérébrale de l’hôpital de la Timone (Marseille), Maureen Clerc, directrice du centre Inria à Sophia Antipolis Méditerranée et Athina Tzovara, chercheuse à l’Institut d’informatique de la Faculté des sciences et au Département de neurologie de la Faculté de médecine de l’Université de Berne (Suisse).

● 14h00 / 14h45 – La technologie pour apprendre et ré-apprendre à voir

Grâce à de nouvelles approches thérapeutiques, l’espoir de retrouver (au moins en partie) la vision se concrétise pour les personnes aveugles ou rendues malvoyantes par une maladie de l’œil. Pour eux, les implants rétiniens, l’optogénétique et la sonogénétique ne seront bientôt plus des notions absconses. De plus, il existe une vision inconsciente, subliminale, qui peut être travaillée pour récupérer en partie le champ visuel après une lésion cérébrale (comme un AVC). Avec Sylvie Chokron, neuropsychologue, directrice de Recherches au CNRS, fondatrice et présidente de l’association Les Yeux dans la Tête, Maxime Lokietek, kiné aveugle, champion international d’escrime et de surf, président fondateur de la Bibliosphère (Lyon) et Serge Picaud, docteur en pharmacologie et neurosciences, directeur de recherche INSERM et directeur de l’institut de la vision (Paris).

● 14h50 / 15h20 – Pourquoi et comment le beau fait du bien

Et si l’art pouvait vraiment nous aider à vivre mieux et plus longtemps ! Les philosophes ont été les premiers à pressentir l’impact du beau sur notre existence, sur notre humeur, notre état d’esprit et notre santé. Leurs thèses, désormais confirmées par les neurosciences, nous révèlent comment notre cerveau et, donc, notre corps entrent en résonance avec la création artistique sous toutes ses formes. Bref, voici comment l’art sculpte et caresse notre cerveau et s’avère indispensable à notre vie. Tuteur de résilience, il élargit aussi notre vision du monde. Avec Pierre Lemarquis, médecin neurologue, neurophysiologiste et neuropharmacologue, auteur de L’art qui guérit (Hazan 2020), Les Pouvoirs de la musique sur le cerveau des enfants et des adultes (Odile Jacob 2021) et L’art qui guérit la mémoire (Hazan 2023).

● 15h25 / 16h10 – Corriger la surdité pour retarder l’Alzheimer

Améliorer l’audition n’a pas seulement un effet positif sur la qualité de vie des personnes qui entendent mal, notamment en leur évitant un isolement progressif et ses conséquences sur le moral. Le port de prothèses auditives a des conséquences bénéfiques directes sur le fonctionnement global du cerveau. Des études ont en effet établi un lien entre une bonne correction des troubles et la cognition. Les travaux les plus récents prouvent même l’existence d’une relation avec l’âge d’apparition de la maladie d ‘Alzheimer. Un message qu’il devrait être inutile de répéter ! Avec Hélène Amieva, directrice de l’équipe ACTIVE (Aging, Chronic diseases, Technology, Disability & Environment), Institut de Santé Publique Epidémiologie et Développement & Faculté de Psychologie, Centre INSERM U1219 Bordeaux, Olivier Guérin, professeur de gériatrie, chef du pôle Réhabilitation Autonomie Vieillissement (CHU de Nice) et Nicolas Guevara, médecin ORL et chirurgien cervico-facial (Institut Universitaire de la face et du Cou, CHU de Nice).

● 16h15 / 17h00 – Les recettes d’un repas qui excite tous nos sens

D’abord, il y a la vue. Elle détecte la présentation du plat, la disposition des aliments dans l’assiette, l’harmonie des couleurs. L’odeur arrive presque simultanément. La texture se devine sous la fourchette et le couteau. Une fois en bouche, le mets se dévoile, salé ou sucré, chaud, tiède ou froid, croquant ou fondant … Apparaissent enfin les arômes, individuellement, associés mais avec des touches différentes, éphémères ou longs en bouche. Si toutes ces étapes sont source de plaisir, c’est bien parce que notre cerveau intervient sans cesse. Avec Renaud David, médecin psychiatre au CHU de Nice et chercheur à l’UR2CA-URRIS (Université Côte d’Azur), Florencia Montes, cheffe du restaurant O’Nice et Jérémie Topin, docteur en chimie, maître de conférences, directeur du MSc Management de l’industrie des arômes et parfums de Nice

● 17h05 / 17h50 – D’un pôle à l’autre, dans la tête d’Olivier Poivre d’Arvor Diplomate, écrivain, homme de radio, ambassadeur des pôles et des océans et président du musée de la Marine, Olivier Poivre d’Arvor prépare actuellement la 3e conférence des Nations Unies sur l’Océan, qui aura lieu à Nice en juin 2025. Rencontre avec un homme aux milles vies, passionné par l’avenir des mers et de la terre, qui vient de signer « Deux étés par an ». Ce tour du monde à tire d’ailes interroge sur les « cervelles d’oiseaux » et donne envie de célébrer toutes les beautés de notre planète. Avec Olivier Poivre d’Arvor, diplomate et écrivain, ambassadeur et envoyé spécial du Président de la République pour les océans et les pôles, président du Musée national de la Marine. Entretien avec Richard Chemla, Adjoint au maire de Nice délégué à la Transition écologique et énergétique, à la Santé et au Bien-être et à la Protection animale et Vice-Président de la Métropole Nice Côte d’Azur délégué à la transition écologique et Valérie Toranian, directrice de la rédaction du Point