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NICE : Projet de Palais des Congrès – Le PCF dénonce…

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NICE : Projet de Palais des Congrès – Le PCF dénonce la continuité d’une politique au service d’intérêts privés

La section niçoise du Parti Communiste fustige le projet de centre de congrès d’Éric Ciotti, y voyant la poursuite d’un modèle économique contesté.

La confirmation par Éric Ciotti, la semaine dernière, de son intention de construire un nouveau centre de congrès et un palais des expositions sur le site actuel du Marché d’Intérêt National (MIN) a ravivé les critiques de l’opposition. La section de Nice du Parti Communiste Français (PCF) a vivement réagi dans un communiqué, dénonçant un projet qui s’inscrirait dans la droite ligne de la politique menée par son prédécesseur, Christian Estrosi.

Un coût « pharaonique » pour les contribuables

Le premier angle d’attaque des communistes niçois est financier. Ils qualifient le coût de l’opération de « pharaonique » pour les finances de la ville. Selon eux, ce projet revient à utiliser les impôts des Niçois pour subventionner les profits de grands groupes privés.

Le parti cible ainsi les « spéculateurs immobiliers, grands groupes de l’hôtellerie de luxe, compagnies aériennes, sociétés organisatrices de salons professionnels ».

Dans leur analyse, il s’agit d’un transfert direct de l’argent public vers ce qu’ils nomment les « profiteurs de la rente touristique », au détriment des besoins des habitants. Cette orientation vers le tourisme d’affaires et de luxe est perçue comme un choix politique qui néglige les autres pans de l’économie locale et les citoyens.

Des conséquences sociales et économiques délétères

Au-delà de l’aspect financier, le PCF pointe du doigt les effets négatifs de ce modèle de développement pour la population. Le communiqué affirme que les habitants continueront de subir les conséquences d’une politique exclusivement tournée vers le tourisme : une pénurie de logements aggravée, une explosion généralisée du coût de la vie et une absence criante d’emplois qualifiés et pérennes. Cette vision stratégique est ainsi jugée responsable d’une précarisation de l’emploi local et d’une pression insoutenable sur le marché immobilier, rendant la ville de plus en plus inaccessible pour une grande partie de ses propres habitants.

L’alternance annoncée, une continuité assumée

Pour la section communiste, ce projet est la preuve que, sur le plan économique, Éric Ciotti ne représente aucune rupture avec Christian Estrosi.

Bien qu’il se différencie de son prédécesseur en assumant une alliance avec le Rassemblement National, il « poursuit scrupuleusement le même projet économique d’aménagement de la ville au service des mêmes intérêts privés », analyse le parti.

Le PCF estime que la promesse d’alternance faite durant la campagne des élections municipales n’était qu’un leurre.

« Ce projet vient une fois de plus prouver qu’il n’en est rien. L’alternance annoncée se révèle être une continuité assumée », peut-on lire dans leur déclaration.

Les électeurs niçois se retrouveraient donc face à une politique « estrosi-ciottiste » inchangée dans ses objectifs et ses conséquences.

Une autre politique jugée possible

Face à ce constat, les communistes niçois appellent à une réorientation stratégique pour la ville. Ils plaident pour un modèle économique qui limiterait la dépendance au tourisme et favoriserait le développement de filières à forte valeur ajoutée. Les secteurs cités comme prioritaires sont l’industrie, la recherche, la santé, le numérique et la transition écologique.

Le parti conclut en appelant les Niçois à se mobiliser pour faire échec à ce projet, annonçant sa détermination à poursuivre le combat pour une alternative économique et sociale.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).