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NICE : Nice à Vélo interpelle les candidats avec 30 propositions pour une métropole cyclable
À l’approche du scrutin de mars 2026, l’association citoyenne soumet aux têtes de liste une feuille de route ambitieuse pour transformer durablement les déplacements métropolitains.
La campagne des municipales entre dans sa phase active et la question des mobilités s’impose comme un sujet central. L’association Nice à Vélo a décidé de peser dans le débat en publiant une plateforme de trente propositions concrètes, fruit de plus de cent heures de travail collectif et d’ateliers participatifs menés à l’automne 2025.
Intitulé « Une Métropole cyclable en 2030, sûre et accessible à toutes et à tous » (https://drive.google.com/file/d/1OEHM4t-QVUMFeHZ_tDkO8Sk_VEBwERW_/view?usp=drive_link), ce document s’adresse directement aux candidats à la mairie de Nice, ainsi qu’à ceux des communes limitrophes comme Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent-du-Var, La Trinité, Vence et Carros.
Un besoin de sécurité confirmé par les usagers.
Cette initiative s’appuie sur des données récentes et éclairantes. Le Baromètre Vélo 2025 de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB) révèle en effet un contraste saisissant : si l’envie de pédaler progresse, le sentiment d’insécurité demeure un frein majeur. Sur le territoire de la Métropole Nice Côte d’Azur, les 1 255 réponses collectées soulignent des progrès encore trop timides (https://niceavelo.org/barometre-velo-2025-que-disent-les-citoyens-sur-nice-et-sa-metropole/). Les discontinuités cyclables et les violences routières restent au cœur des préoccupations des usagers.
Six axes pour transformer la ville.
Pour répondre à ces attentes, l’association structure son plaidoyer autour de six piliers stratégiques :
* La sécurité avant tout : L’association prône l’adoption de la « Vision Zéro » (https://www.preventionroutiere.asso.fr/vision-zero-un-objectif-de-securite-routiere/) et la généralisation des zones 30 pour apaiser la circulation.
* Un réseau structurant : La création d’un Réseau Express Vélo (REV) métropolitain (https://drive.google.com/file/d/1AuBZz39mjo0g6bzsQVMvj_EQe7Sh5fPs/view?usp=sharing) est jugée indispensable pour relier efficacement les communes entre elles.
* L’intermodalité et les services : Le développement du stationnement sécurisé et une meilleure connexion avec les transports en commun sont mis en avant.
* La culture vélo : L’apprentissage, via le dispositif « Savoir Rouler » pour les enfants et la formation des agents municipaux, constitue un levier éducatif essentiel.
* L’impact socio-économique : Le vélo est présenté comme un vecteur de santé publique et de dynamisme commercial local.
* La gouvernance : Nice à Vélo demande la création de comités dédiés aux mobilités actives et des indicateurs de suivi transparents.
Des outils pour une cohabitation apaisée.
Au-delà des infrastructures, l’association souhaite éclairer les futurs élus sur le partage de l’espace public. Elle joint à ses propositions le guide national « Un mandat local pour agir » (https://drive.google.com/file/d/1Q1rqnHda9TaZCdFrSuPRLOehHrwzdKzq/view?usp=sharing), coédité par la FUB et Rue de l’Avenir. Ce document offre des clés pour réussir la cohabitation entre piétons et cyclistes, un enjeu souvent source de tensions en milieu urbain dense.
Les candidats au pied du mur.
L’association Nice à Vélo, indépendante de tout parti politique, attend désormais des engagements clairs. Les têtes de liste ont jusqu’au 15 février pour répondre au questionnaire en ligne. Dans un souci de transparence démocratique, leurs réponses — ou leur absence de réponse — seront rendues publiques sur le site de l’association (https://www.niceavelo.org/) à partir du 20 février. Une manière pour les électeurs de comparer les programmes et de faire un choix éclairé sur l’avenir de leur cadre de vie.

