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NICE : Mobilisation contre les J.O d’hiver 2030, mercredi…

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NICE : Mobilisation contre les J.O d’hiver 2030, mercredi 19 juin

Mercredi 19 Juin à 17h au lendemain du passage de la flamme à Nice, aura lieu – sous une forme artistique – un rassemblement de citoyen·nes et d’organisations locales pour dénoncer la candidature de la région PACA et de la ville de Nice aux Jeux Olympiques d’hiver 2030.

Nous partageons évidemment les valeurs que véhicule le sport, comme le rassemblement, la paix, les célébrations.

Pourtant nous nous opposons aux JO 2030. Pourquoi ?

► Parce que cette décision n’est pas démocratique : En effet, le Comité d’Organisation Olympique avait eu l’assurance que la France, contrairement à la Suisse et la Suède, ne consulterait pas les citoyen·nes sur ce projet mégalomaniaque d’un autre temps. Ce projet a donc été décidé en catimini par 3 personnes : les élus Wauquiez-Muselier-Estrosi, qui n’ont proposé aucune concertation publique…

► Parce que c’est un non-sens écologique : Cet évènement mondialisé des Jeux Olympiques émet des centaines de milliers de tonnes de CO2 par les innombrables déplacements des équipes sportives et du matériel qui viennent du monde entier à acheminer sur les lieux des multiples compétitions (500 kms séparent les Alpes du Nord et du Sud) et bien sûr des déplacements innombrables du public qui viendra surtout par avion et voiture, et par la bétonisation des créations de sites olympiques.

Alors que la région PACA est la plus touchée par le réchauffement climatique en France !

► Parce que leurs impacts environnementaux seront considérables : Des centaines d’hectares de terres agricoles vont subir une artificialisation irréversible particulièrement sur la Plaine du Var – dont les terres sont parmi les plus fertiles d’Europe – avec notamment la construction d’une patinoire olympique de 12 000 places, alors qu’il y a dans les Alpes pas moins de 3 patinoires olympiques déjà construites qu’il suffirait de réutiliser : 2 à Grenoble et 1 Marseille. Sans compter 1 autre patinoire tout aussi opérationnelle de l’autre côté de la frontière, en Italie !

Par ailleurs, tous les scientifiques s’accordent à tirer le signal d’alarme sur le manque de neige dès 2030. Le recours à la neige artificielle et les canons à neige détourneront d’énormes quantités d’eau de Nice et de la Côte d’Azur, si précieuses aux Niçois et Maralpins.

► Parce qu’un tel évènement aggravera l’exclusion, la pauvreté et la saturation de notre territoire : Des dizaines de milliers de visiteurs et visiteuses qui vont venir voir les JO sur notre territoire vont encore augmenter le surtourisme, entraînant la saturation des transports en commun déjà nettement insuffisants, de nombreux embouteillages, entraînant encore plus la pression immobilière qui met déjà le prix du foncier et des locations hors de portée, et tout ça dans un contexte social tendu.

L’exemple des JO 2024 de Paris nous confirme cette inévitable flambée de la pression sociale : réquisitions de logements étudiants (dont 30% vivent ici en précarité), chasse aux sans-domicile-fixe, saturation touristique du territoire.

► Parce que les JO engloutiront 2 milliards d’euros :

2 milliards d’euros, c’est le prix astronomique estimé pour les JO d’hiver dans les Alpes françaises, alors que la ville de Nice creuse sa dette par habitant·e et que l’argent manque pour lutter contre la pauvreté et investir dans les transports publics.

En effet, dans notre région, où sévit un taux de pauvreté de 17,3% (bien supérieur à la moyenne nationale), et où les problématiques environnementales et sanitaires, et de transports quotidiens, sont nombreuses, l’argent public doit être prioritairement orienté sur la transition sociale et écologique, et non des événements non rentables. A titre d’exemples, le réseau ferroviaire de notre région PACA, très en retard à divers égards, mériterait de lourds investissements, de même la rénovation énergétique des bâtiments qui est au point mort.

Par ailleurs, de nombreuses infrastructures sportives ne seront plus utilisées, du fait de leur spécificité et de l’évolution prévisible des conditions climatiques après 2030.

Ce budget de 2 milliards d’euros sera donc investi pour deux semaines d’événements sportifs …