NICE : Mémoire – Un projet de monument en hommage au…
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NICE : Mémoire – Un projet de monument en hommage au résistant Max Barel
La República de Nissa salue le projet de délibération municipale visant à ériger un monument en mémoire du résistant niçois Max Barel.
L’association culturelle et politique La República de Nissa a annoncé son soutien officiel au projet de délibération qui sera prochainement soumis au Conseil Municipal de Nice par le maire, Eric Ciotti. Cette initiative vise à la création d’un monument dédié à la mémoire de Max Barel (1913-1944), figure emblématique de la Résistance locale, dont le souvenir continue de marquer l’histoire de la ville.
Un combat mémoriel de longue haleine
Ce projet représente l’aboutissement d’un long combat pour La República de Nissa, qui milite pour cette reconnaissance depuis 2012. Dans un communiqué signé par son président, Cristòu Daurore, sa Première Ministre, Patrícia Andrea, et son Ministre de la Culture, Carlo Bovari, l’association se félicite de cette avancée significative. « Nous remercions Monsieur le Maire de Nissa, Eric Ciotti, de soumettre au Conseil Municipal cette délibération », déclare l’organisation.
Le soutien à ce projet est également porté par la famille du résistant. Ses enfants, Annette Barel, aujourd’hui âgée de 89 ans, et Jean Barel, 87 ans, ont apporté leur appui à la démarche, soulignant l’importance de pérenniser l’héritage de leur père.
Max Barel, une figure héroïque et tragique
Né en 1913, Max Barel était un officier, militant communiste et un résistant niçois de premier plan durant la Seconde Guerre mondiale. Son engagement lui a coûté la vie en 1944, lorsqu’il fut arrêté et torturé à mort par la Gestapo sous les ordres de Klaus Barbie.
Le communiqué rappelle également le contexte familial tragique qui a entouré sa disparition. Son père, Virgile Barel (1889-1979), une autre figure politique importante de la région, est décédé avant de pouvoir assister au procès historique de Klaus Barbie en 1987. Son épouse, Yvette Seyfarth, s’est éteinte à Nice en 2008. L’érection de ce monument permettrait ainsi de rendre un hommage durable à un homme dont le sacrifice a profondément marqué sa famille et sa ville.
Transmettre l’histoire aux nouvelles générations
Pour La República de Nissa, l’enjeu de ce monument dépasse la simple commémoration. Il s’agit d’un outil pédagogique essentiel pour l’avenir. « Nous croyons que ce monument pourra contribuer à entretenir sa mémoire, le faire connaître aux jeunes générations et rendre plus proches de nous ces événements qui semblent de plus en plus lointains, alors que les guerres existent toujours », souligne l’association.
L’organisation, qui se présente comme fédérée à la Republica Federala Occitana et représentative de 107 communes et plus de 526 000 habitants, voit dans ce projet un acte civique fort, un rappel nécessaire des valeurs de courage et d’engagement face à l’oppression. La délibération du Conseil Municipal de Nice sera donc une étape décisive pour concrétiser plus d’une décennie d’efforts mémoriels.

