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NICE : Mémoire de la Résistance – Un monument proviso…

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NICE : Mémoire de la Résistance – Un monument provisoire érigé en l’honneur de Max Barel

Un monument temporaire a été érigé place Max Barel pour honorer le résistant niçois, en attendant la construction d’une œuvre définitive.

Un hommage marquant s’est tenu à Nice le samedi 4 juillet dernier, jour du 113ème anniversaire de la naissance de Max Barel. À 18 heures, sur la place qui porte son nom, un monument provisoire a été solennellement érigé pour honorer la mémoire de cette grande figure de la Résistance, originaire de Menton et assassinée par la Gestapo en 1944. L’initiative, portée par l’association República de Nissa, vise à matérialiser cet hommage dans l’espace public en prévision d’une installation pérenne.

Un symbole en attendant l’œuvre définitive

Cette structure temporaire, de 2 mètres sur 2,80 mètres, a été hissée à six mètres de hauteur. Elle préfigure le monument définitif dont l’érection a été officiellement votée par le Conseil Municipal de Nice lors de sa séance du 6 juin 2026. Le dessin de cette œuvre provisoire a été confié à l’artiste Carlo Bovari, connu pour ses créations mémorielles dans la région, notamment la Main de la Résistance dans les vallées des Paillons et le monument dédié à Honoré d’Estienne d’Orves. Selon les organisateurs, cette installation restera en place jusqu’à ce que la sculpture finale soit installée, assurant ainsi une présence continue du souvenir de Max Barel au cœur de la ville.

Max Barel, une figure de la Résistance niçoise

Né le 4 juillet 1913, Max Barel fut un officier de l’armée française qui refusa l’armistice de 1940 et la politique du maréchal Pétain. Entré très tôt dans la clandestinité, ce résistant communiste a joué un rôle actif dans la lutte contre l’occupant nazi. Arrêté à Lyon, il fut torturé pendant plusieurs jours par les services de la Gestapo, sous les ordres de Klaus Barbie, sans jamais livrer d’informations. Il succomba à ses blessures le 11 juillet 1944. La date du 11 juillet prochain marquera le 82ème anniversaire de sa mort.

Un héritage local et politique

L’ancrage de Max Barel dans l’histoire locale est profond. Il était le fils de Virgile Barel, figure politique majeure et dernier député communiste de la circonscription en 1978. La mémoire de Max Barel est également entretenue par des initiatives locales, comme l’émission d’un billet de 8 Nissarts, la monnaie locale, à son effigie en 2024. Cet hommage s’inscrit donc dans une volonté de préserver et de transmettre l’histoire d’un « enfant du País » dont le sacrifice reste un puissant symbole de courage et d’engagement.

L’événement a été organisé par la República de Nissa, représentée par son président Cristòu Daurore, sa première ministre Patricia Andrea, et Joan-Loïs Veyrac, conseiller aux Affaires Étrangères de la Republica Federala Occitana, à laquelle l’association niçoise est fédérée.

Pour plus d’informations sur l’association et ses initiatives, il est possible de consulter les sites www.republicadenissa.com et www.nissart.org, dédié à la monnaie locale.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).