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NICE : Laurent HOTTIAUX : « L’abattage rituel est int…

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NICE : Laurent HOTTIAUX : « L’abattage rituel est interdit en dehors des abattoirs agréés »

À l’approche de l’Aïd-el-Kébir le 27 mai, le préfet des Alpes-Maritimes a pris des mesures strictes pour encadrer le transport et l’abattage des ovins.

À quelques jours de la célébration de l’Aïd-el-Kébir, fixée cette année au mercredi 27 mai, la préfecture des Alpes-Maritimes met en place un dispositif réglementaire strict pour garantir la sécurité sanitaire des consommateurs et le respect des règles de protection animale. Laurent Hottiaux, préfet du département, a signé un arrêté visant à encadrer le transport, la détention et l’abattage des animaux, principalement des ovins, durant cette période de forte activité.

NICE : Laurent Hottiaux : « L'abattage rituel est interdit en dehors des abattoirs agréés »

Un encadrement pour des raisons de santé publique

L’objectif principal de ces mesures est de lutter contre les abattages clandestins, souvent réalisés dans des conditions d’hygiène précaires et en violation des normes de bien-être animal. La préfecture rappelle que ces pratiques illégales présentent un risque sanitaire majeur, notamment la transmission de maladies contagieuses à l’homme, en l’absence de contrôle vétérinaire officiel des animaux vivants et de leurs carcasses.

La période est également propice à la prolifération d’insectes vecteurs de maladies animales, comme la fièvre catarrhale ovine. L’arrêté préfectoral vise donc à prévenir toute diffusion d’épizootie en contrôlant rigoureusement les flux d’animaux.

Seize abattoirs agréés dans la région

Pour permettre aux fidèles de célébrer l’Aïd-el-Kébir dans le respect des traditions et des normes sanitaires, l’abattage rituel ne sera autorisé que dans des établissements agréés. Seize sites, dont treize temporaires spécifiquement ouverts pour l’occasion et trois pérennes, seront opérationnels dans la région.

Ces abattoirs sont répartis dans plusieurs départements : à Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence), Gap et Guillestre (Hautes-Alpes), Les Pennes-Mirabeau, Tarascon, Istres, Arles, Trets et Eyguières (Bouches-du-Rhône), Tourrettes, Toulon, La Roque-Esclapon et Hyères (Var), ainsi qu’à Bédarrides et Monteux (Vaucluse).

Restrictions sur le transport et la cession d’animaux

L’arrêté préfectoral impose plusieurs interdictions jusqu’au 2 juin 2026. Le transport d’ovins vivants dans les Alpes-Maritimes, déjà en vigueur depuis le 5 mai, est proscrit, sauf pour les acheminements vers les abattoirs agréés, les cliniques vétérinaires ou entre deux exploitations d’élevage déclarées.

De plus, la détention et la cession d’ovins ou de caprins, à titre gratuit ou onéreux, sont interdites à toute personne ne pouvant justifier d’une déclaration d’activité d’élevage auprès de l’Établissement de l’Élevage Régional (EDER). La seule exception concerne une cession incluant une prestation de transport assurée par un professionnel agréé vers un site autorisé.

Contrôles renforcés et sanctions sévères

Les services de l’État et les forces de l’ordre seront mobilisés pour veiller au strict respect de cette réglementation. Des contrôles seront effectués sur les routes et dans les exploitations. La préfecture rappelle que toute personne pratiquant l’abattage en dehors d’un établissement agréé commet un délit et engage sa responsabilité pénale. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à une peine de prison et 15 000 euros d’amende.

via Press Agence.