NICE : Julien Picot : « Reconstruire une gauche combative »
À l’approche du scrutin du 22 mars, Julien Picot (PCF) appelle à reconstruire une gauche combative et un front antifasciste à Nice.
Dans une déclaration publiée ce vendredi 20 mars 2026, à deux jours d’une échéance électorale majeure, Julien Picot, secrétaire départemental du Parti Communiste Français (PCF) des Alpes-Maritimes et numéro deux de la liste « Unis pour Nice », lance un appel à la mobilisation pour refonder une gauche de combat dans la capitale azuréenne. Face à ce qu’il qualifie de dérive politique locale, il pose les bases d’une opposition déterminée pour les sept prochaines années.
Une opposition frontale à Éric Ciotti
Le texte prend pour cible principale Éric Ciotti, accusé d’avoir « fait le choix de devenir l’otage du Rassemblement National ». Pour le dirigeant communiste, cette situation crée une obligation pour la gauche de se positionner clairement. « Nous, nous faisons un choix clair : celui de la reconstruction », affirme Julien Picot. Il promet un engagement sans faille contre la politique menée, qu’il juge préjudiciable pour les habitants.
Pour illustrer son propos, il cite un exemple concret de projet avorté : « Face à Éric Ciotti, nous mènerons un combat frontal. Car derrière les discours, ce sont les habitants qui paient : projets abandonnés, comme ce tramway que les Cagnoises et les Cagnois ont financé… et qui ne verra jamais le jour ». Cette critique vise à ancrer le débat politique dans les préoccupations quotidiennes des citoyens du bassin niçois.
Le projet d’un « Front anticapitaliste et antifasciste »
Au-delà de la simple opposition, Julien Picot esquisse un projet politique ambitieux pour la gauche locale. Il appelle à faire renaître « une gauche populaire, authentique, combative. Une gauche qui assume ses valeurs, qui refuse les compromis d’appareil, et qui retrouve son ADN : un Front anticapitaliste et antifasciste, fidèle à l’héritage communiste ».
Cette reconstruction s’appuiera sur la liste « Unis pour Nice », présentée comme le fer de lance de la résistance. Le secrétaire départemental du PCF 06 assure que son groupe ne se contentera pas d’un rôle symbolique. « Nous serons une opposition déterminée, exigeante, et présente sur tous les fronts : le logement, les transports, la sécurité, le pouvoir d’achat, les services publics de proximité », détaille-t-il. L’objectif affiché est de défendre « concrètement les intérêts des Niçoises et des Niçois, sans calcul, sans arrangement ».
Appel à la mobilisation pour le 22 mars
La déclaration se conclut par un appel vibrant à la mobilisation des électeurs pour le scrutin de ce dimanche 22 mars. Julien Picot rejette une politique qui enfermerait les citoyens « dans un simple vote “contre” ». Il souhaite au contraire « redonner un choix réel, une alternative claire, une espérance ».
Face au dilemme « disparaître ou reconstruire ? Renoncer ou assumer ? », le choix de son camp est clair. Il exhorte les électeurs à la cohérence : « Quand on est de gauche, on vote à gauche. Le dimanche 22 mars 2026, faisons entendre une voix forte ». L’enjeu, selon lui, est de donner de la force à un projet de rupture et de transformation sociale. « Mobilisons-nous massivement. Parce que l’avenir ne se subit pas. Il se construit », conclut le communiqué.
via Press Agence.