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NICE : Julien PICOT (PCF) qualifie Pierre-Paul Leonelli d’« idiot utile » de l’opportunisme politique

L’élu communiste niçois Julien Picot a publié une violente charge contre le conseiller régional Pierre-Paul Leonelli, l’accusant de carriérisme.

Dans une déclaration datée de ce mercredi 10 juin 2026, Julien Picot, élu du Parti Communiste Français à la Ville de Nice et à la Métropole Nice Côte d’Azur, s’est livré à une attaque d’une rare virulence à l’encontre de Pierre-Paul Leonelli, conseiller régional et figure de la politique locale. Usant d’un ton acerbe, l’élu d’opposition dépeint un portrait au vitriol de celui qu’il qualifie d’archétype de l’opportunisme, sur fond de rivalités au sein de la droite maralpine.

Une critique frontale de la loyauté politique

Le texte de Julien Picot s’articule autour de l’expression « idiots utiles », qu’il retourne contre Pierre-Paul Leonelli, présenté comme un transfuge politique motivé uniquement par l’intérêt personnel plutôt que par des convictions profondes. L’attaque est directe dès la première ligne.

« Quand Pierre-Paul Leonelli parle d’« idiots utiles », il parle manifestement d’expérience », écrit Julien Picot.

Pour l’élu communiste, la définition de ce terme s’applique parfaitement au parcours de son adversaire, qu’il accuse de naviguer au gré des vents dominants et des postes à pourvoir.

« Les vrais idiots utiles sont ceux qui consacrent leur carrière à porter la parole d’un chef jusqu’à ce qu’un autre leur offre un meilleur strapontin », poursuit-il dans sa déclaration.

Un positionnement entre Estrosi et Ciotti en ligne de mire

Au cœur de cette critique se trouve le parcours politique de Pierre-Paul Leonelli, qualifié d’« ex collaborateur d’Éric Ciotti » et d’actuel « serviteur d’un système estrosiste en état de mort cérébrale ». Julien Picot cible ici frontalement la trajectoire de l’élu, qui a évolué de la sphère d’Éric Ciotti, président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, vers celle de Christian Estrosi, maire de Nice.

Cette charge met en lumière les lignes de fracture et les tensions persistantes qui animent la droite locale. La rivalité, souvent feutrée mais parfois ouverte, entre les deux leaders de la droite niçoise constitue une toile de fond essentielle pour comprendre les enjeux de pouvoir et les changements d’allégeance. En s’attaquant à Pierre-Paul Leonelli, Julien Picot instrumentalise ces divisions internes pour dénoncer ce qu’il perçoit comme une politique dénuée de principes, où « l’obéissance » primerait sur « les convictions ».

Un retournement d’alliance prédit sans détour

Anticipant les futurs mouvements politiques, Julien Picot conclut sa tribune par une prédiction cinglante sur l’avenir de M. Leonelli. Il se dit convaincu que la loyauté actuelle de ce dernier envers le camp Estrosi n’est que temporaire et conditionnée par les circonstances.

« M. Leonelli finira son mandat régional comme il a fini sous l’ère Estrosi : oublié des Niçois mais soigneusement archivé dans les bas-fonds de l’histoire politique locale », analyse l’élu communiste.

Il termine par une mise en garde sous forme de pari, suggérant un inévitable retour à son point de départ politique si le rapport de force venait à changer.

« D’ici là, je prends les paris : il ne lui faudra pas plus de deux minutes pour retourner se coucher aux pieds de son maître Éric Ciotti », conclut Julien Picot.

Cette déclaration au ton particulièrement offensif illustre l’intensité du débat politique à Nice, où les attaques personnelles viennent régulièrement ponctuer les oppositions idéologiques.

via Presse Agence.