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NICE : Julien PICOT (PCF) : « Les Niçois méritent une véritable opposition, pas une mascarade de pouvoir »

Le PCF des Alpes-Maritimes dénonce le duel entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, le qualifiant de mascarade politique au détriment des citoyens.

Dans un communiqué publié ce mercredi 18 mars 2026, la fédération du Parti Communiste Français (PCF) des Alpes-Maritimes, par la voix de son secrétaire départemental Julien Picot, s’attaque frontalement à la scène politique niçoise. Le parti fustige ce qu’il qualifie de « spectacle affligeant » offert par les camps de Christian Estrosi et d’Éric Ciotti, affirmant que les habitants de Nice méritent mieux qu’une simple rivalité de façade.

Un « duel de façade » pour perpétuer un système

Selon le PCF, la confrontation médiatique entre les deux figures de la droite locale ne serait qu’une mise en scène destinée à masquer la pérennité d’un même système politique. « Nous assistons en réalité à une guerre de façade. Derrière les affrontements, c’est le même système qui se perpétue », alerte Julien Picot, également numéro deux de la liste Unis pour Nice. Le parti se dit convaincu qu’une réconciliation de circonstance interviendra après les élections. « Il faut le dire : une fois les élections passées, les équipes d’Éric Ciotti et de Christian Estrosi se rejoindront. Ce duel de façade n’est pas un choix démocratique, c’est une mise en scène qui trahit les intérêts du peuple niçois », poursuit le communiqué.

Urgences sociales et démocratie locale en péril

Pour les communistes, ce jeu politique aurait des conséquences directes et graves sur la gestion de la ville et le quotidien de ses habitants. Le texte met en lumière l’abandon des dossiers jugés prioritaires : « Pendant ce temps, les urgences sociales explosent, la transition écologique est reléguée, et la démocratie locale s’étiole ». Le parti dénonce une confiscation du débat public, un mépris des citoyens et un affaiblissement des contre-pouvoirs institutionnels.

Le principal danger identifié est celui de la concentration des pouvoirs. Le communiqué souligne un risque démocratique majeur : « Demain, Éric Ciotti pourrait contrôler la Ville, la Métropole et le Département. Quand tous les pouvoirs se concentrent, les citoyens disparaissent ». Pour les signataires, une opposition forte et structurée est donc la seule garantie contre ce qu’ils considèrent comme une « mort de la démocratie locale ».

L’union de la gauche comme seule alternative crédible

Face à ce constat, le PCF met en avant la coalition qu’il a rejointe comme unique véritable force d’opposition. « Face à cela, une seule force d’opposition existe réellement : l’union de la gauche et des écologistes menée par Juliette Chesnel-Le Roux », affirme le communiqué. Cette alliance, qui rassemble écologistes, communistes et socialistes, est présentée comme une union « claire, cohérente et déterminée » pour défendre les Niçois et proposer une alternative concrète.

Le texte se conclut par un appel direct aux électeurs. « C’est pourquoi nous appelons les Niçois à ne pas s’éparpiller, à faire le choix de la clarté, à faire le choix du courage en votant pour une véritable opposition combative ». Selon le PCF, ce vote serait le seul moyen de garantir que les questions essentielles comme le logement, les transports, la sécurité, le pouvoir d’achat et la santé soient au cœur des préoccupations politiques de la ville.

via Press Agence.