NICE : Julien PICOT (PCF) : « L’élection d’Éric CIOTTI déchaîne les plus bas instincts »
Le PCF des Alpes-Maritimes condamne fermement l’attaque d’étudiants par l’extrême droite et pointe la responsabilité d’Éric Ciotti.
La fédération des Alpes-Maritimes du Parti Communiste Français (PCF06) a dénoncé, dans un communiqué publié ce mardi, « avec la plus grande fermeté » l’agression de plusieurs étudiants du Nouveau Front Populaire Étudiant par des militants d’extrême droite. Les faits se sont déroulés lundi 23 mars au soir, en plein centre-ville de Nice, et ravivent les craintes d’une escalade de la violence politique dans la capitale azuréenne.
Selon le communiqué signé par Julien Picot, secrétaire départemental du PCF06, l’attaque a eu lieu à l’issue d’une initiative organisée par le syndicat CGT Spectacles, dont l’objectif était d’« affirmer la volonté des Niçois de s’opposer à la mainmise de l’extrême droite de notre ville ».
Une agression filmée et un silence politique
Le PCF06 souligne que la violence de l’agression est documentée par une vidéo qui a été publiée et largement relayée sur les réseaux sociaux. Face à ces images, le parti s’interroge publiquement sur l’absence de réaction du camp adverse : « Faut-il s’étonner qu’Éric Ciotti et ses équipes n’aient toujours pas condamné ces exactions ? », interpelle le communiqué. Cette absence de condamnation est interprétée par les communistes comme un silence complice face à des actes qu’ils jugent inacceptables en démocratie. La formation politique met directement en cause le climat instauré depuis les dernières élections.
Une résurgence des violences de 2024
Pour la fédération communiste, cet événement n’est pas un fait isolé mais s’inscrit dans une continuité préoccupante. Le communiqué établit un parallèle direct avec la période de la campagne des élections législatives de 2024. « Déjà, entre les deux-tours […], alors que le RN se voyait à Matignon, les agressions de ce type s’étaient multipliées », rappelle le texte. Le PCF06 énumère alors une série d’incidents survenus à cette période : « attaque d’un local de la CGT, avocats cibles de menaces, insultes racistes et homophobes, etc. ». Le parti avance même un chiffre précis, affirmant qu’un total de « 51 candidats ou militants avaient été agressés durant cette campagne ».
Dans son analyse, le PCF06 estime que la situation actuelle est une conséquence directe des récents résultats électoraux : « L’élection d’Éric Ciotti déchaîne les plus bas instincts des nervis de cette frange politique et il est à craindre que de telles attaques ne se renouvellent dans les prochains jours ».
Appel à une réponse ferme du Préfet
Face à cette montée des tensions, le Parti Communiste Français ne se contente pas de condamner. Il lance un appel solennel aux autorités de l’État pour garantir la protection des citoyens. « Le Parti Communiste Français […] demande au Préfet des Alpes-Maritimes de donner les instructions pour garantir la sécurité de tous les Niçois, quelque soient leurs opinions ou leur origine », conclut Julien Picot. Cette demande vise à prévenir toute nouvelle agression et à assurer que le débat politique puisse s’exercer sans crainte de violences physiques. Le parti attend désormais une réponse forte et des mesures concrètes de la part des services préfectoraux pour apaiser la situation.
via Press Agence.